lundi 23 novembre 2020

[No day without Netflix] Train to Busan et #Alive ❀

Hey les Choupinous ! On a pris pas mal de retard sur notre planning de publication d'articles ces derniers temps , et c'est pour cette raison que nous ne terminons que maintenant nos [Semaines SP] Halloween 2020 alors qu'on est déjà presque à la fin du mois de novembre >_< . Désolée les Choupinous ! Mais on va essayer de se rattraper en publiant plus régulièrement durant nos prochaines Semaines SP qui porterons sur les fêtes de fin d'année... attention , je dis bien "essayer" , je ne promet rien parce qu'en ce moment je suis tout le temps super fatiguée du coup j'ai vraiment du mal à écrire , enfin bref , revenons en à notre sujet du jour :
Au programme aujourd'hui , deux films de zombies (ou en tout cas de créatures ressemblant fortement à des zombies ^^) coréens : Train to Busan et #Alive

Let's goooo ! ^o^


Train to Busan 
Dernier train pour Busan
 Busanhaeng
2016
1 H 58

Avis d'Emi-chan et Mayu :

Emi : La première chose que je dois dire à propos de Train to Busan est que j'ai été très agréablement surprise par le jeu d'acteur , non pas parce que je m'attendais à ce que ce soit mauvais , au contraire vu le casting je m'attendais à quelque chose de qualité , mais là même les figurants étaient super crédibles , à commencer par la toute première personne à être infectée et à se transformer en une créature similaire à un zombie . 
Niveau scénario , on est sur quelque chose de relativement classique , le sujet est simple et plutôt prévisible (subitement les trois quarts des gens se transforment en sorte de zombies , les heureux épargnés tentent donc coute que coute de survivre et se rendent malheureusement compte en chemin que , bien souvent , les conn*rds égoïstes et paranoïaques sont plus à craindre que les morts-vivants !) mais il est assez bien travaillé pour en être presque passionnant à regarder . L'action se déroule en grande partie à huit clos ; les personnages sont coincés dans un train durant la majeure partie du film et n'en sortent que lors de quelques scènes mais , malgré cela , je n'ai ressenti aucun ennui . En fait , j'étais tellement prise dans l'histoire que j'ai rapidement séché mes larmes à la fin du film puisque le suspens concernant le destin incertain des personnes qui arrive finalement à atteindre la terre promise , c'est à dire Busan , m'a obligé à me remettre directement dans l'ambiance .

En ce qui concerne les personnages , on a un petit peu de tout . En général , les gens ne sont ni de véritables saints ni complètement pourris jusqu'au trognon , ils sont humains et donc imparfaits , mais parfois , dans la fiction (ou plutôt dans les mauvaises fictions ? ^^") , les choses sont simplifiées et les personnages sont séparés en deux catégories : les gentils héros et les vilains méchants . Dans Train to Busan , on retrouve étonnamment un peu de ces deux cas de figures puisque certains personnages se montrent sympathiques en toutes circonstances (la petite fille , la femme enceinte , le cutie badass qui est clairement amoureux de sa meilleure amie...) , d'autres sont tellement égoïstes qu'ils en sont écœurants (le c*nnard égoïste du film - et non le coup du fils à maman à la toute dernière seconde n'a rien d'attendrissant après tout ce qu'il a fait ! >_< - , pas besoin de préciser qui c'est , vous le devinerez directement si vous regardez ce film ^^") et les derniers font des actions discutables mais ont de possibles circonstances atténuantes ou évoluent et leur comportement s'améliore ou se détériore au fil des nouvelles aventures qu'ils vivent (le père de la petite fille , la mamie qui ouvre la porte du train après avoir perdu sa sœur - choix égoïste mais qui m'a bien plu sur le moment parce les personnes qui sont alors condamnées par cette action l'avaient "un peu" mérité ; karma dans leur tronche ! -) . J'ai aimé voir l'évolution de Seo Suk Woo , le papa individualiste et opportuniste qui , petit à petit s'ouvre aux autres grâce à sa fille et finit même par avoir l'étoffe d'un héro . J'ai adoré Yoon Sang Hwa qui était aussi badass (sérieux , le gars bat facilement plus de zombies que tout les autres personnages réunis !) que touchant dans sa manière d'être avec sa femme que j'ai également beaucoup aimé . Même si cette dernière se montre moins combative que d'autres personnages (ici les filles se font toutes protéger par les garçons qui se sacrifient pour elles... elles ne sont pas nulles pour survivre mais elles ne sont clairement pas non plus montrées comme des guerrières , ce qui est quand même un peu dommage >_<) , elle fait preuve d'une volonté de vivre vraiment impressionnante puisque , bien qu'enceinte et ayant vu de nombreuses personnes mourir sous ses yeux , elle continue d'avancer coute que coute pour survivre . J'ai également apprécié Min Young Guk (Choi Woo Shik - Parasite) , dont rôle n'était pas le plus marquant mais dont la dernière scène était tristement romantique , et le "monsieur qui est traumatisé par les horreurs qu'il a vu et qui semblent donc fou aux yeux des autres mais qui est un véritable survivor lui aussi , qui combat intelligemment (le coup du manteau sur la tête d'un zombie) et est prêt à se sacrifier pour les autres (comme quoi le papa opportuniste a bien fait de le sauver dans le train sinon il n'aurait pas pu sauver à son tour sa fille plus tard ; les bonnes actions sont parfois récompensées ^o^) . J'ai évidemment aussi adoré la petite fille et détesté d'un bout à l'autre celui que j'ai nommé , en toute sobriété , "le conn*ard égoïste du film" ! 

Voilà , voilà , à par cela que dire d'autre ? (ah bah je vous ai prévenu en introduction d'article qu'en ce moment j'étais super fatiguée et que cela se ressentait fortement sur mon niveau de rédaction... j'espère que mon avis n'est quand même pas trop mal écrit O_o... voyons le positif , si jamais c'est malheureusement le cas , au moins il vous reste l'avis de Mayu ^o^ , enfin bref , revenons en à nos moutons ^^") . J'ai trouvé la critique rapide du monde politique et des médias intéressante : on peut discerner une remise en cause de la gestion de crise lors de la scène où les médias reportent le discours des politiques selon lesquels le danger serait causé par des rebelles réfractaires à l'ordre qui tenteraient de renverser le gouvernement (ou un truc dans le genre ^^") ; ils tentent ainsi de cacher l'existence des "zombies" et d'une probable infection dangereuse , ce qui met malheureusement encore plus en danger les gens >_< . Sinon , ça m'a fait sourire deux minutes de voir trois hommes faire front ensemble et réussir là où une armée entrainée avait échoué avant eux ; leur héroïsme et leur incroyable talent pour survivre à des hordes de zombies manque certes de réalisme mais pas de panache ^^ ! Il y a néanmoins certains autres petits détails qui m'ont un peu plus perturbé comme le fait que le tunnel qui aurait dû durer deux minutes semblait durer clairement plus longtemps (en parlant de tunnels , ils ont de la chance d'en avoir autant en Corée du Sud ! Si le film se déroulait en France , notre trio de héros n'auraient jamais pu rejoindre l'autre coté du train à mon avis... en tout cas , toutes les fois où j'ai voyagé en utilisant ce moyen de transport , j'ai croisé beaucoup moins de tunnels qu'eux ^^") , ou encore le fait que l'infection transforme certaines personnes (souvent des persos très secondaires) en quelques secondes et d'autres en plusieurs longues minutes . Oh ! et je n'ai pas trop compris la scène où le collaborateur de Seo Suk Woo lui raccroche subitement à la tronche durant leur appel où il lui révèle la tristement ironique cause de l'infection et où il lui indique un lieu où se rendre pour être en sécurité (son ton froid à la fin de la conversation et son empressement à raccrocher donne l'impression qu'il ment et qu'il lui a indiqué un lieu dangereux alors que pas du tout... étrange O_o) . 

Conclusion : Pas transcendant d'originalité mais bien exécuté , quelques imperfections mais un excellent casting , Train to Busan est un film que j'ai trouvé aussi touchant que divertissant ^o^ .


Mayu : Dernier train pour Busan est un film coréen sortie en 2016. Il raconte l'histoire des passagers d'un train à destination de Busan et des péripéties qu'ils vont devoir affronter puisqu'un virus transformant les gens en zombies s'est emparé de la Corée. Le scénario est simple, on suit Sok-woo, un papa absorbé par son travail, qui après avoir loupé l'anniversaire de sa fille, décide de l'emmené chez sa mère à Busan. Malheureusement, le train part avec à son bord une infectée. 

Il y a énormément de chose que j'ai apprécié dans le scénario, bien qu'il soit simple, il suffit amplement à avoir une intrigue intéressante et des péripéties bien différentes les unes des autres. Les zombies/infectés sont plutôt classiques, la maladie se passe par morsure, ils continuent de bouger et courir après leur mort, et ils sont attirés par tout ce qui est vivant. Nos héros découvrent assez rapidement qu'ils ne sont plus agressifs quand ils n'y a pas de vivants à leurs côtés ou quand ils ne les voient pas, qu'ils se fient aux bruits et qu'ils ne voient pas la nuit. Les infectés sont donc une énorme menace pour les survivants même si leurs petites faiblesses montrent qu'ils ne sont pas inarrêtables. J'ai été assez étonnée de l'instinct de survie et de l'ingéniosité de certains personnages. Utiliser les tunnels pour avancer dans le train, mettre du journal sur les fenêtres pour ne pas que l'on puisse les voir, etc. ... Par contre, je n'ai pas compris comment l'épidémie c'était déclenchée, le premier infecté que l'on voit étant une biche comment a-t-elle transmis la maladie ou si ce n'est pas elle qui l'a transmis , comment le premier humain touché a -t-il été infecté ? Dernier point que je voulais aborder à propos des zombies : les acteurs qui les jouent sont vraiment très bons. Les expressions faciales, les mouvements surhumains et les yeux exorbités, j'ai rarement vu des zombies bougés aussi bien et faire aussi froid dans le dos. Pour poursuivre sur ce sujet, le film ne fait pas énormément peur. Après la première partie du film, on s'habitue à voir les infectés et donc ils perdent leur côté effrayant. Du coup, je qualifierai Dernier train pour Busan comme un film d'action et pas un film d'épouvante ou d'horreur. En ce qui concerne les personnages, ils sont le point clef du film. Dans beaucoup de films catastrophes, le spectateur est amené à apprécier les personnages qu'il voit grandir tout le long du film jusqu'à la mort de 80 % d'entre eux. Ce film ne fais pas exception à la règle et je dois dire que beaucoup de morts m'ont attristé, j'ai même un peu pleuré à la fin. J'ai apprécié le changement de personnalité du papa qui se rend compte qu'il vaut mieux s'entraider plutôt que de penser à soi égoïstement. Par contre, j'ai trouvé révoltant qu'un seul personnage soit responsable d'autant de morts. Ce dernier a survécu jusqu'à la fin en sacrifiant les autres autour de lui, tout ça dans le but de revoir sa mère ... Comment peut-il encore se regarder dans une glace après avoir indirectement tuer une bonne vingtaine de personnes ?!! La fin est à la fois belle, angoissante et teintée de tristesse face à tout ce qui a été perdu tout au long du film. 

Pour conclure, J'ai apprécié Dernier train pour Busan. Le scénario est simple mais suffit à avoir des rebondissements différents et intéressants, les personnages sont attachants, la réalisation est bien faite, j'ai adoré la scène du plongeon sur les rails et celles où les zombies arrivent en masse. Un très bon film qui n'a pas pris une ride. 


#Alive
 #Saraitda
2020
1 H 38

Avis d'Emi-chan et Mayu :

Emi : Ayant été agréablement surprise par Train to Busan , je m'attendais à au moins autant apprécié #Alive parce que sur le moment j'ai résonné à peu près de cette manière : "film de même nationalité , qui parle également de sorte de "zombies" , mais en version moins triste et plus récente donc ils ont surement évité de reproduire les mêmes petites imperfections et puis les filles auront surement un plus grand rôle , hehe" , malheureusement j'ai vite déchanté >_<... mais bon , j'avais au moins vu juste sur l'aspect "les filles auront surement un plus grand rôle , hehe" , c'est déjà ça ^^ .

Dans #Alive , il n'y a que deux personnages principaux : un garçon dont on suit l'aventure dès le début du film et une fille qui le rejoint un peu plus tard . Oh Joon Woo , le garçon , est un personnage que j'ai difficilement trouvé supportable durant toute la première partie du film . Se retrouvant enfermé chez lui et séparé du reste du monde à cause d'une horde de "zombies" apparus subitement comme par magie un peu partout dans les rues , il se met à déprimer , à se lamenter , à faire n'importe quoi avec ses précieuses rations , à s'énerver et casser sa télé qui était son seul moyen de se tenir au courant de la situation dans le reste du pays... bref il ne fait rien d'autre que d'être exaspérant au plus haut point , en tout cas à mes yeux >_< ! Je ne m'attendais pas à tomber sur un héro irréaliste et tout puissant face au désastre qui l'entoure , je préfère largement les personnages imparfaits et crédibles , mais là j'ai cru halluciner en voyant autant de nullité et d'idiotie chez une seule et même personne . Au vu de toutes les nouvelles technologies à la mode qui sont visibles dans son appartement (super pc , gadgets en tout genre , écouteurs sans fils à foison , drone customisé avec son pseudo de gamer , etc.) , j'ai d'abord pensé qu'il serait un geek jouant tout le temps aux jeux vidéos et ayant donc l'habitude de penser de manière stratégique et de rester chez lui (quand on a du matériel aussi performant c'est rarement pour l'utiliser une toute petite heure par semaine et passer le reste de son temps à l'extérieur de chez soi...) mais , après avoir constaté à quel point l'enferment était insupportable pour lui , je me suis plutôt ravisée et j'ai envisagé qu'il était peut être juste un gosse de riches pourri gâté (seule autre raison possible pour expliquer tout son super matériel électronique) , ce qui semble être un tout petit peu plus plausible vu qu'il ne sait absolument pas faire de reserve de nourriture ni se restreindre sur sa consommation d'eau , ni même se trouver de quoi s'occuper l'esprit : il ne possède visiblement aucun livre à lire , aucun jeux jouables hors-ligne , aucune activité manuelle à faire... sans internet il est totalement perdu et c'est vraiment effarant à voir ! et ce commentaire vient de la part de quelqu'un qui passe la majorité de son temps à utiliser internet , à jouer à des jeux , et surtout à rester chez elle ; et pourtant je peux vous assurer que je suis certaine à 100% , même pas 99% mais bien 100% , que j'aurai plus de chance de survivre dans ce monde envahi par des zombies que ce gars sans l'aide de sa future amie ! Et le pire , c'est qu'il n'est même pas le seul à être aussi irraisonnable puisqu'on voit d'autres idiots tellement accro à leur portable qu'ils prennent des risques inconsidérés pour capter un peu de réseau ; voilà un bien triste monde que celui dans lequel ils vivent . Petite anecdote : Oh Joon Woo était si énervant que Mayu a fini par se demander si c'était parce que l'acteur était vraiment nul , théorie que j'ai seulement contredite au début parce que , malgré cette horrible coiffure , j'étais persuadée d'avoir déjà vu cet acteur ailleurs et de l'avoir trouvé bon... pour écrire mon avis je suis aller vérifier et "ah oui , c'était le cutie dans Antique Bakery , pas un grand rôle par contre donc je l'ai surement vu ailleurs... Oh mais oui ! C'était le petit c*n dans Beterang !!" , très bon acteur donc (avec pleins d'autres super rôles dans sa filmographie) , le problème résiderait donc plutôt dans la construction du personnage que dans son interpretation . 

Heureusement pour Oh Joon Woo qui n'aurait jamais pu continuer à vivre par ses seuls moyens (c'est d'ailleurs déjà un miracle étrange qu'il ait réussi à survivre sans eau durant tout ce temps , l'alcool ça déshydrate encore plus , non ?... enfin soit , passons) , il se trouve qu'une fille bien plus douée que lui en matière de survie habite dans l'immeuble en face de chez lui . Heureusement pour nous également d'ailleurs puisqu'à partir de là Oh Joon Woo devient enfin sympathique , miracle ! ^^ Cette fille se nomme Kim Yoo Bin , est débrouillarde , badass et gentille ; et elle est probablement le point le plus positif que j'ai trouvé à ce film . Vu que dans Train to Busan c'était surtout les mecs qui étaient cool et protégeaient les filles , ça fait du bien de voir ici une héroïne prendre le contrôle de la situation ; yeah , girl powaaaa ^o^ ! 
Si après de looooongues minutes , j'ai enfin pu commencer à apprécier #Alive , j'ai malheureusement déchanté une seconde fois , et cette fois ce fut si violent que ça m'a ruiné tout le film >_< . Pour ne pas trop spoiler , disons juste que cette nouvelle deception s'est construite principalement en trois étapes : 1) cette histoire mal construite autour du voisin et de sa femme zombie (qui m'a rappelé l'épisode de la ferme dans la saison 1 du jeu The Walking Dead de Telltale mais en version totalement loupée ^^") ; d'ailleurs je n'ai pas compris pourquoi Kim Yoo Bin ne l'avait jamais vu chez lui alors qu'elle observait tout le temps l'immeuble ? Au départ j'ai pensé que c'était un signe pour nous dire qu'il ne vivait pas vraiment là , avait tué les résidents et avait volé leurs réserves , mais non , il vit vraiment là donc j'en reviens à ma question : pourquoi ne l'a t-elle jamais vu ? ; 2) le coup du "tuons nous pendant que nous sommes encore des humains" parce que , pour commencer , c'est dommage vu qu'ils sont dans un endroit pas trop mal sécurisé et surtout avec plein de nourriture et d'eau à proximité donc ils peuvent survivre tout les deux longtemps en attendant de possibles secours , ils s'entendent super bien donc ça ne devrait pas être compliqué , et surtout parce que "BAM , élément qui les empêche de le faire juste avant qu'ils passent à l'acte" , wow cliché ! ; 3) le coup de l'hélicoptère qui , une nouvelle fois arrive pile au bon moment pour les sauver et tout finit bien dans le meilleur des mondes , youhouuuu... j'aime les happy endings mais là , ça m'a tellement énervé de voir une fin aussi creuse , facile , bâclée , clichée , que tout ce dont j'arrive désormais à penser en entendant le nom de ce film être prononcé est "Mouai , bah c'était vraiment pas top ! >_<" alors qu'en y réfléchissant un peu plus posément , tout n'était pas à jeter , loin de là .
J'ai aimé , en autres , la scène ironique où Joon Woo se rend compte que ses écouteurs auraient été plus utiles si ils n'étaient pas sans fil , les scènes où il utilise son drone , celle où on le voit sombrer en dansant sur "Break" de Beenzino , sa relation avec Yoo Bin , la scène sombrement ironique dans laquelle il prend des risques pour entendre le message de sa famille au téléphone , pour finalement vivre en direct un véritable drame , etc. J'ai également adoré le sauveteur-zombie (le meilleur figurant et de loin ! ^^) , et j'ai trouvé certains thèmes abordés très intéressants (le parallèle facilement faisable avec la Covid19 et les mesures de confinement qui vont avec , la manière de réagir face à l'incertitude de recevoir de l'aide en cas de danger , etc.) . Bon , par contre , il y a certains autres détails qui m'ont un peu perturbé , par exemples , pourquoi Yoo Bin est-elle descendu affronter les zombies au lieu de se suspendre à la corde qui reliait son appartement à celui de Joon Woo ou d'utiliser le grapin autrement (parce que ce serait ridiculement dangereux me direz vous , oui mais affronter une horde de zombies aussi !) , ou encore comment Yoo Bin est-elle ressortie indemne de sa rencontre en tête à tête avec la femme-zombie sachant que la laisse qui la retenait est complètement relâchée à un moment , suffisamment longtemps pour qu'elle puisse au moins la croquer un peu... Oh ! et , je ne sais pas si c'était à cause du maquillage qui était trop similaire entre les différents zombies , mais les trois quarts du temps lorsqu'un figurant zombifié apparaissait à l'écran j'avais l'impression que c'était le voisin du début (celui qui s'était incrusté chez Joo Woo pour utiliser sa salle de bain) ^^" .

Conclusion : J'ai trouvé la première partie de ce film frustrante et agaçante à cause du personnage principal , la seconde partie (à partir de l'arrivée de la fille) plus divertissante et appréciable , et la dernière partie décevante , bâclée et manquant de profondeur . Une deception mais pas non plus une torture à regarder , le milieu était même plutôt sympa ; dommage , peut être que mes attentes le concernant étaient trop élevées , peut être que je suis complètement passé à coté , peut être était-il vraiment mauvais sur certains points , va savoir , je le reverrais peut être un jour pour vérifier à tête reposée mais pas tout de suite >_< .

Mayu : Ce deuxième film est lui aussi sur les zombies. Cette fois nous suivons Oh-Joon-Woo qui se réveille seul chez lui. Sa famille étant sortit, il commence sa journée comme d'habitude. C'est alors que des cris dans la rue se font entendre et qu'il voit ses voisins se sauter dessus et se mordre. Dans la panique, il décide de se cloitrer chez lui. 

Ici, il s'agit d'une maladie infectieuse qui se passe aussi par morsure mais qui provoque des réactions violentes et une hémorragie des yeux. Les personnes infectées ne deviennent donc pas zombies directement, il y a une petite période d'incubation. Ils ont la particularité de garder certains réflexes de leur vivant comme ouvrir les portes ou encore grimper à l'aide d'une corde. Ils n'ont pas vraiment de faiblesse et ne peuvent être mis hors d'état de nuire que si ils subissent énormément de dégâts. Par exemple, si l'infecté tombe du 5 ou 6ème étage d'un immeuble. Pour ce film aussi, la cause n'est pas clairement explicitée et on ne sait pas très bien si les personnes sont mortes et continue de bouger ou si elles sont toujours vivantes mais infectées ... Au niveau du jeu d'acteur des infectés, je les ai trouvé moins bons et moins reconnaissables, à chaque apparition d'un zombie, j'avais l'impression de revoir le voisin de palier du héro donc soit l'acteur est partout soit ils ne sont pas foulé sur le maquillage. De plus, il y a 4 ans de différences entre les deux films et pourtant les zombies étaient plus impressionnants dans Dernier train pour Busan. Concernant le scénario, il reste simple puisque l'on va suivre le quotidien d'un survivant. La plupart du film se passe donc dans l'appartement de notre héro où l'on peut voir comment il survie face à cette situation inhabituelle. La dimension psychologique est très présente, l'angoisse d'avoir perdu sa famille, d'être le seul à avoir survécu, la peur face aux zombies qui tentent de rentrer dans l'appartement, l'eau et la nourriture qui se font de plus en plus rares. Ces aspects sont détaillés et nous amènent à comprendre le fonctionnement du personnage. J'ai un peu de mal avec cette partie du film parce que le héro Oh Joon Woo est incompétent ... Toutes personnes ayant un peu de bon sens et se retrouvant coincé dans son appartement avec à l'extérieur des zombies ferait des préparations pour survivre. Prendre le maximum d'eau avant qu'elle soit coupée. Etablir un stock de nourriture et essayer de se priver pour qu'il dure le plus de temps possible. Faire le moins de bruit possible pour ne pas attirer les infectés. Or ce personnage est idiot ... Il n'a pas fait de réserve d'eau et est donc obligé de boire les bouteilles d'alcool de son père. Il n'a même pas cherché ce qu'il pouvait manger dans l'appartement et retrouve un paquet de nouille instantané alors qu'il n'avait pas mangé depuis plusieurs jours. Il détruit la télé alors que c'est le seul moyen de savoir ce qu'il se passe à l'extérieur. La moitié du film est consacré aux éléments que je viens de citer, cette partie m'a semblé longue et le personnage m'a exaspéré. Heureusement, dans la deuxième moitié du film, une autre survivante est introduite et donne une nouvelle dynamique au film. Cette partie est plus intéressante, voir nos deux héros communiquer, se transmettre des colis, survivre ensemble, donne une bouffé d'air après avoir eu une première partie angoissante et triste. Je regrette juste l'intrigue sur le personnage du huitième étage qui n'est pas innovante et n'apporte pas grand chose au film. J'ai juste l'impression qu'ils l'ont ajouté pour faire un film plus long. La fin est mignonne et en même temps attendue, elle ne m'a pas surprise ni ébahie mais elle n'est pas mauvaise pour autant. En ce qui concerne les personnages, j'ai déjà beaucoup parlé du héro Oh Joon Woo et de son manque de bon sens. Evidemment, il a d'autres facettes, par exemple, il est très doué avec la technologie. Il essaye de contacter les radios d'urgence, il met une photo sur les réseaux sociaux pour signaler qu'il est vivant et utilise le drone pour capter le réseau et sauver sa voisine. Il est aussi très courageux puisqu'il n'hésite pas à mettre sa vie en danger pour sauver les autres.  Sa voisine Kim Yoo Bin est le contraire du héro, c'est une as de la survie, elle rationne sa nourriture et son eau, elle a créé un piège pour ne pas que les infectés rentrent dans son appartement et elle n'hésite pas à donner des coups de piolets à tous les zombies qu'elles voient. Il n'y a pas de romance entre nos deux héros mais leur relation reste ambigüe et mignonne. 

Pour conclure, #alive n'est pas un film sans défaut, bien au contraire. La première partie du film est étouffante, le personnage principal n'a pas réussi à être attachant et à m'attendrir, il m'a exaspéré et soulé. La deuxième partie est bien meilleure, l'apparition d'une nouvelle personne nous permet de voir le héro sous un autre jour et rend le scénario un peu moins redondant. La fin est prévisible mais elle est dans la continuité de ce qui a été développée. Pour moi, il s'agit donc d'un film moyen qui m'a occupé pendant une soirée. 


Annyeong  ~

Have fun , Emi et Mayu <3


samedi 7 novembre 2020

[No day without Netflix] La Plateforme et Hubie Halloween ❀



Hey les Choupinous ! Halloween est déjà passé mais on poursuit tout de même nos [Semaines SP] Halloween 2020 puisqu'on a malheureusement pris un peu de retard dans la publication des articles prévus à cause de quelques problèmes de santé... et aussi et surtout parce qu'on geek à mort Genshin Impact en ce moment , oui je sais c'est une mauvaise excuse mais au moins elle est honnête ^^.

Au programme aujourd'hui , deux films qui n'ont absolument rien à voir l'un avec l'autre . Youhou ! "Pourquoi les avoir rassemblé dans le même article alors ?" , me direz-vous... et bien parce qu'à l'origine on avait prévu de regarder un autre film que Hubie Halloween pour accompagner La Plateforme , mais malheureusement ce film a été supprimé du catalogue Netflix France avant qu'on ait eu le temps de le visionner donc on s'est rabattu sur un film totalement différent mais qui avait au moins l'air marrant ^^
Sans plus attendre , rentrons dans le vif du sujet ^^ : 


La Plateforme

Titre original : El Hoyo
2020
1 H 34
Espagnol

Résumé :  Une plateforme de nourriture descend d'étage en étage pour ravitailler les détenus d'une prison. Ceux du dessus se gavent, affamant ceux du dessous. La révolte gronde. source Netflix 


Avis d'Emi-chan et Mayu :

Emi : Il m'est difficile d'écrire un avis précis sur La Plateforme sans entrer dans les détails de son scénario , et donc sans risquer de spoiler son histoire . Je vais donc commencer par en donner un résumé rapide , puis je formulerai des hypothèses concernant le sens possible de ce film , et surtout de sa fin , dans un paragraphe différent que vous pourrez donc ignorer si vous n'avez pas encore vu La Plateforme et que vous ne voulez pas vous faire spoiler .

Commençons donc par la version courte de ma réponse à la question "Qu'est-ce que La Plateforme ?" : 
La Plateforme est un film sombre qui montre toute la cruauté , la bestialité et la violence dont est capable l'être humain lorsqu'il est confronté à l'adversité , mais qui se termine tout de même sur un message d'espoir... enfin peut être... C'est un film conceptuel donc difficile de savoir précisément ce qu'il essaye de nous faire passer comme message , si il essaye de nous en faire passer un ; chacun peut y voir un peu ce qu'il veut . Le problème majeur que j'ai avec ce film c'est que j'aime comprendre les choses , leur trouver un sens plausible , les décortiquer pour y trouver des indices à assembler pour découvrir un sens caché... mais là , je n'ai trouvé que des éléments logiques qui viennent contredire certaines théories et rendre les autres complètement idiotes ou sans intérêt ; théories dont je vous parlerai dans le paragraphe suivant . A défaut de transmettre un message facilement compréhensible , intelligeant et intéressant , La Plateforme reste néanmoins un film assez trash pour être un bon choix de film à regarder pour Halloween : cannibalisme à tout va , effusion de sang , humiliations , multiples meurtres , actes égoïstes et cruels commis par tout le monde , repas écœurants à voir (vraiment ! >_<") , ambiance pesante , malsaine et angoissante accentuée par le fait que l'action se passe à huit clos , par la musique qui est une véritable torture à écouter et par les actions des personnages qui sont super répétitives et donnent donc l'impression d'être coincé dans une horrible boucle sans fin... On assiste à un beau pot pourri de tout ce qu'il y a de plus horrible chez l'être humain ainsi que dans la société , et c'est aussi écœurant que glaçant à voir ! >_< Si vous aimez ce genre de choses , vous serez donc heureux d'apprendre que les trois quarts du film (voir carrément les neuf dixièmes ^^") consistent en un assemblage de scènes comme celles là ; par contre si ce n'est pas votre style , vous risquez de souffrir pour pas grand chose puisque la fin pourrait bien vous laisser sur votre faim , c'est en tout cas ce qui m'est arrivée et je vais vous expliquer pourquoi dans le paragraphe qui va suivre .

Et maintenant voici la version longue de ma réponse à cette même question : "Qu'est-ce que La Plateforme ?" :
La Plateforme est un film au sens mystérieux et sujet à débat puisqu'il n'y a pas d'indices assez précis pour pouvoir dire avec assurance "ceci est le véritable sens caché de ce film !" . 
La première théorie qui m'est venu à l'esprit est évidemment en rapport avec la précieuse nourriture servie chaque jour dans la fosse . Lors de l'entretien que passe le protagoniste avant de faire son entrée dans cette prison , on lui demande quel est son plat préféré afin qu'on puisse lui préparer ; il répond qu'il aime les escargots (choix discutable mais là n'est pas la question ^^"). Plus tard , on découvre que ce plat est en effet présent sur la table où trône toute la nourriture à se partager . Il parait alors tout naturel de penser que , chaque jour , le plat préféré de chaque personne est préparé et mis sur la table de manière à ce que , si chaque personne ne mange que son plat favoris , tout le monde puisse avoir de quoi manger . Une telle expérience pourrait être menée pour découvrir si les hommes sont capables de se restreindre pour le bien du groupe au lieu de ne penser qu'à leur propre pomme ; expérience qui serait particulièrement utile si on imagine que l'action se déroule dans un monde dystopique où la nourriture est devenue rare... Malheureusement , on ne sait rien du monde extérieur , si ce n'est qu'il doit être vraiment horrible pour que le protagoniste décide de s'infliger pareille torture dans l'unique but d'obtenir un certificat homologué... dont on ne nous explique à aucun moment l'importance... J'ai tenté de combler les trous en me disant que les gens en dehors de cette prison mourraient probablement de faim et que les seuls qui pouvaient obtenir des privilèges étaient ceux possédant un de ces fameux certificats qui seraient remis uniquement aux personnes ayant réussi leur petit séjour dans la fosse (et peut être aussi aux personnes jugées particulièrement "utiles" à la société... et aux gens riches vu qu'ils arrivent presque toujours à s'acheter des privilèges quand le monde commence à tomber en ruine dans les histoires dystopiques >_<) . Ainsi , la population serait tentée de participer volontairement à cette expérience horrible qui aurait pour but ultime de trouver un moyen de faire comprendre aux gens qu'ils doivent s'entraider pour survivre plutôt que de chercher à obtenir des avantages pour eux seuls , tout en écrasant les autres au passage pour y arriver... enfin ça c'est si on pense de manière positive , sinon cela pourrait également avoir comme but de piéger les gens pour qu'ils meurent dans la fosse afin de réduire la population et donc les bouches à nourrir ; mais ce serait carrément cynique comme vision du monde ! Enfin bon , peut importe au final puisque certains détails ne collent pas avec cette théorie , à commencer par le fait que le protagoniste soit bien trop propre sur lui et trop peu désespéré ou affamé lorsqu'il passe l'entretien . Difficile de ce dire qu'il vit dans un monde mourant lorsqu'on le voit en si bonne santé... De plus , il y a 333 étages dans cette fosse et , même si on prend en compte le fait que les étages les plus bas ne sont peut être pas tous remplis , on sait tout de même qu'il y a deux personnes par étages dans au moins 202 étages , ce qui équivaut à un minimum de 404 plats à mettre à dispositions des "candidats" ou "prisonniers" , hors il n'y a clairement pas autant de plats sur la table chaque jour ! Et puis franchement , qui aurait répondu : "Mon plat préféré ? Une simple pomme jaune évidemment !" , non parce qu'à chaque fois on peut voir cette pomme sur la table... O_o Donc seuls les plats des 50 (ou grand max 100) premiers étages seraient préparés et , comme les participants semblent alterner entre un étage en bas et un étage en haut , ils devraient alors se débrouiller pour survivre un mois sur deux et se contenter de manger uniquement leur plat préféré le mois suivant alors qu'ils meurent littéralement de faim et sont en colère et super frustrés ? Mouai , sadique et surtout peu crédible puisque la table semble toujours être identique (le même gros gateau au centre , la pomme , la viande , la salade , etc.) peut importe le mois...
Ensuite , je me suis évidemment rendu compte que 333 étages contenant 2 prisonniers chacun , cela donnait un résultat de 666 résidents , c'est à dire un véritable enfer humain ! J'ai trouvé ça cool... et puis finalement j'ai appris qu'au dernier étage il n'y avait qu'une seule personne , ce qui ramène le résultat à 665 (voir à moins si des étages ne sont pas remplis) , ce qui est relativement moins stylé et vraiment dommage puisque j'avais trouvé des éléments qui pouvaient collés aux 7 péchés capitaux et donc menés vers des interpretations religieuses (l'Enfer) , littéraires (références à la Divine Comédie de Dante et à la célèbre décente aux Enfers de Virgile) ou même païennes (les Enfers et non pas l'Enfer) ; tant pis >_<" . 
Après ça , j'ai tenté de me pencher sur le pourquoi du comment les participants semblent alterner entre "étage haut" et "étage bas" chaque mois ; ce qui m'a amené à deux théories possibles , la première dont j'ai déjà parlé (pas assez de nourriture pour faire les plats de tout le monde donc seulement les 50 à 100 premiers préparés) , et la seconde qui partirait du principe que être méchant est ici récompensé (ce qui nous renvoie à une vision cynique du monde et donc au but négatif de réduire la population ou , plus alambiqué encore , à l'idée selon laquelle il faudrait se dépouiller de tout , descendre volontairement au plus profond des Enfers , pour finalement trouver la redemption ou le salut , ou quoi que ce soit d'autres ^^') : lorsque les résidents mangent à leur faim , ils sont sages pour la plupart et sont donc punis le mois suivant en étant mis dans un étage où ils ne reçoivent plus rien , ce qui les poussent à commettre des crimes qui sont alors récompensés puisqu'ils retournent vivre dans un étage plus élevé le mois suivant , et ainsi de suite... mais alors pourquoi le délire de la panacotta et de la petite fille , semblant représenter toutes deux une forme d'espoir , si l'histoire se veut aussi cruelle ? Pour montrer que l'être humain est vraiment horrible mais que les générations futures seront peut être meilleures ? ... trop brouillon donc clairement pas mon idée préférée >_< .
Ensuite , vient évidemment le questionnement sur la possible existence de la "fille du dernier étage" . Si il y a bien une chose dont je suis certaine , c'est qu'elle n'existe pas réellement sinon cette fin est pleine d'incohérences énormes et vient gâcher absolument tout le film... le problème c'est que j'ai lu sur internet qu'une scène où l'on peut voir la petite fille arriver à l'étage 0 avait était tournée avant de finalement être coupée au montage... Mais si la petite fille arrive bien à destination , cela signifie donc qu'elle existe et n'est pas une personnification de la panacotta ? Si c'est le cas , cela n'engage que moi évidemment mais , je trouve cette fin vraiment mauvaise ! >_< Si cette enfant existe cela veut dire que Miharu qui , sauf erreur de ma part , cherche son FILS , descent chaque jour dans la fosse pour se rendre à l'étage le plus bas dans le but de nourrir "sa" FILLE , qui serait enfermée ici sans que personne ne le sache vraiment puisque seuls des personnes majeures sont censées pouvoir vivre dans cette prison (Mayu avait aussi émis la possibilité que Miharu ait été violée et ait accouchée dans la fosse mais , si j'ai bien suivi , cela fait moins d'un an qu'elle est dans cette prison donc "sa fille" ne pourrait pas être aussi grande ; du coup , si elle existe , elle est forcément rentrée en même temps que sa mère) . Pour que cette théorie soit possible , il faudrait que 1) Miharu est menti sur le fait de chercher son fils pour cacher le fait qu'elle a trouvé sa fille (ou alors son enfant est transgenre et c'est une mère acceptante qui respecte son genre réel , mais ça me parait quand même trop alambiqué , cool mais alambiqué , donc je vais éliminer cette théorie) , 2) que cette petite fille ne change jamais d'étage et n'ait jamais de voisin , 3) que Miharu soit capable de survivre chaque jour à sa descente en enfer et à sa remontée sur la plateforme qui monte à une vitesse folle... et devrait la faire revenir au 1er étage ou à l'étage 0 O_o... ou alors elle ne descent qu'une fois par mois et reste avec "sa fille" en bas jusqu'à ce que le mois se termine ? Mais dans ce cas , cela voudrait dire que la petite et elle ne se nourrissent que de morceaux de cadavres prélevés lors de la descente (et peut être aussi de la panacotta)... mais alors pourquoi la petite n'a pas du tout l'air apeurée et affamée quand deux gars inconnus se pointent à son étage avec une panacotta toute fraiche ? Elle ne se jette pas immédiatement sur la nourriture et ne tente pas de les mordre pour se faire un casse-croute (je ne m'y connait pas vraiment en matière de cannibalisme mais , si elle passe des mois et des mois à manger de la chair humaine , elle devrait être un peu plus "bestiale" , non ?)...
Sinon , à par tout cela , j'ai rapidement exploré la piste "références à Don Quichotte" puisque le protagoniste lui ressemble et qu'il lit ce livre , puis j'ai été distraite par la question existentielle : "Pourquoi avoir tué le chien ?!" A par pour prouvé que Miharu est folle , je ne vois vraiment pas l'intérêt >_< ! Ou alors c'est parce que le chien a mangé la panacotta qu'elle cachait et protégeait pour l'apporter à "sa fille" donc elle l'a tué dans son sommeil pour se venger... non attendez... c'est débile ! >_<" 
Il y a probablement pleins d'autres théories qui pourraient être trouvées mais ça a fini par me souler donc j'ai arrêté d'y penser (enfin en tout cas j'essaye durement de ne plus y penser , ce qui est compliqué vu que ça me frustre énormément de ne pas avoir d'indices précis menant vers une piste crédible , intelligente et intéressante ! >_<) ; de toute façon , mon avis est déjà bien trop long donc je vais m'arrêter là ^^" .

Conclusion : Au choix : un film tellement conceptuel que l'on peut y voir ce que l'on veut... ou un film avec des idées intéressantes mais beaucoup trop brouillon et plein d'incohérences pour être autre chose qu'une oeuvre franchement moyenne ; à vous de voir...



Mayu : Dans ce premier film nous suivons Goreng, il se réveille dans un des nombreux étages d'une tour où se trouve un trou rectangulaire en plein milieu . Ce trou sert à faire passer une plateforme remplie de nourriture qui est le seul moyen pour les participants/prisonniers de manger. Ils n'ont pas le droit de manger si la plateforme n'est pas à leur étage et, si ils gardent de la nourriture, ils seront soit congelés soit brûlés. Comment notre héros va-t-il survivre 6 mois dans cet environnement ?

Ce film joue énormément sur l'aspect psychologique et surtout sur les questions de solidarité, de partage mais aussi sur les conséquences de la faim sur les humains. Qu'est ce que vous seriez prêts à faire pour manger ? Ou plutôt qu'est ce que la fin pourrait vous pousser à faire ? J'ai apprécié les deux tiers du film mais j'ai eu plus de mal sur la fin. Le premier mois est celui où les règles de la fosse (nom de la tour) sont expliqués et où l'attitude des participants choquent. Certains mettent leurs pieds dans la nourriture, crachent dedans, ne font aucun effort pour se rationner et dénigrent les personnes en dessous d'eux. Leur attitude est clairement répugnante et révoltante. Le deuxième mois nous montre l'envers du décors, si ceux qui peuvent manger le font de manière aussi dérangeante, ceux qui sont dans les étages du dessous n'ont plus rien à manger. Comment survivre pendant un mois sans manger ? L'humain ne pouvant pas survivre autant de temps sans nourriture, il faut trouver des parades. C'est sans doute pour cette raison que chaque étage est composé de deux personnes, pour avoir un certain "frigo". C'est clairement à partir de ce moment que les choses sanglantes arrivent, et que le film devient plus profond. Le sang est très présent, la folie humaine sous toutes ses formes aussi, mais je n'ai pas été dérangé par cela. Voir les gens manger étaient bien plus écœurant que les meurtres, le cannibalisme, les suicides, etc... Le deuxième tiers du film nous donne des indices sur les raisons de l'existence de la fosse et met l'accent sur une possible solidarité. Si tous les participants ne mangent qu'un petit peu, alors il y aura plus de nourriture pour les étages du dessous et tout le monde pourra survivre. Puis dans le dernier tiers, le film casse complétement toutes les certitudes et les conclusions que j'avais faites. La fin part d'une bonne idée mais elle n'est pas finalisée. Beaucoup de questions restent sans réponse, pourquoi est ce que la fosse existe, pourquoi c'est une petite fille et pas un petit garçon et est ce que cette dernière a survécu. L'interprétation est assez libre. Personnellement, je pense que c'est une expérience pour tenter de montrer que l'être humain est capable de se restreindre pour aider autrui... mais le nombre d'étages et de participants est trop grand comparé à la nourriture qu'il y a sur la plateforme. De plus, d'après le film, le résultat de cette expérience serait que l'humain n'en est pas capable tout seul et qu'il doit être rationné par la peur pour se restreindre ... Pas terrible comme conclusion >_<. 

Pour conclure, la plateforme est un bon film, l'idée de comprendre les effets de la faim sur l'organisme est intéressante et elle est d'actualité. La population ne faisant qu'augmenter, trouver un moyen de nourrir tout le monde est compréhensible. Par contre, la fin inachevée et décousue fait perdre tout son sens au film et n'amène pas de conclusion ou d'interprétation aux problèmes développés. Personnellement, je n'attendais rien de ce film et j'ai été agréablement surprise mais je reste déçue du flou dans lequel la fin nous laisse. 



Hubie Halloween

2020
1 H 43
Américain

Résumé : Hubie n'est pas vraiment populaire, mais quand Halloween prend une tournure terrifiante, cet homme peureux au grand cœur est prêt à tout pour protéger ses concitoyens. source Netflix


Avis d'Emi-chan et Mayu :

Emi : Petite anecdote avant de démarrer mon avis sur ce film : à l'origine , pour cet article , on avait prévu de regarder La Plateforme et... The Villainess . Malheureusement , ce dernier a disparu du catalogue Netflix France pile la semaine où on a décidé de le visionner >_< . A défaut de pouvoir regarder le film que l'on voulait , on a donc choisi de se reporter sur un film dont la bande annonce était plutôt amusante , histoire de se détendre le temps d'une soirée ^^ .

Hubie Halloween est un film complètement déjanté dont les nombreuses critiques négatives m'ont fortement étonnée . Bon , pour être exacte , comme à mon habitude , je n'ai pas lu les critiques pour ne pas risquer de me faire influencer avant d'écrire mon avis , mais j'ai vu les moyennes des notes sur plusieurs sites (allociné , senscritique , rottentomatoes et imdb) et elles étaient vraiment basses ! O_O 
Et pourtant , avec Mayu , on s'est bien marré devant la plupart des scènes comiques : le passage où la voix d'Hubie , qui se sert de la soupe dans une tombe , fait peur à un gars qui est alors victime d'une (fausse ?) crise cardiaque qui le fait tomber sur Hubie qui s'outre que sa précieuse soupe ait été renversée ; la scène de la conférence à l'école portant sur la sécurité durant Halloween durant laquelle Hubie prend peur d'un enfant au maquillage un peu trop réussi et s'écrie "Brulez-le !" ; la scène où un chat écarquille ses yeux après avoir été menacé ; les moments "découverte des t-shirts aux messages salaces de la mère d'Hubie" ; le bref passage d'un hibou (ou d'une chouette ?) qui hulule de manière surprenante ; le moment où Hubie pense que son voisin est devenu un chien ; et d'autres encore . Alors évidemment , tout n'est pas non plus hilarant , à commencer par la blague sur les voix inattendues de l'animateur radio et de sa copine qui n'est pas vraiment drôle , ainsi que par le passage franchement dégoutant où ils partagent sauvagement un sandwich... beurk ; les blagues sur la nourriture ce n'est vraiment pas mon truc >_< ! Il en va de même pour les gags immatures et vulgaires... et oui , il y a malheureusement une blague sur du vomi , une sur un prout et une sur du pipi , mais bon ça dure trois minutes dans le film , donc ce n'est pas non plus la mort ^^" . Ah , et sinon , je n'ai toujours pas compris la blague du maire lorsqu'il répète en boucle "renifle mes pieds"... et le coup du chien qui mange son caca on aurait clairement pu s'en passer ! >_< Bref , il y a du bon et du mauvais , des moments qui fonts un flop et d'autres qui sont hilarants , ou en tout cas qui m'ont personnellement fait rire de bon cœur . 
J'ai également trouvé l'histoire d'amour entre Hubie et Violet absolument adorable , et j'ai adoré les enfants de cette dernière , en particulier son fils qui a de très bon gout en matière de fille ^^ (la fille sur qui il craque est gentille , badass , intelligente et suuuper jolie ; oh , et c'est une des rares filles à ne pas s'être déguisée en Harley Queen pour Halloween ce qui la différencie du commun des mortels XD) . Sinon , j'ai aussi trouvé la relation entre les deux "amis loups garous" mignonne... étrange , mais néanmoins mignonne ^^ .

Mais Hubie Halloween ne se contente pas d'être un film léger et loufoque , il délivre également une critique acerbe de la société et de la religion . Derrière les blagues légères , est peint un monde particulièrement violent et cruel dans lequel des enfants lancent des objets dangereux sur Hubie (flèches enflammées , objets coupants ou lourds , etc.) et font des jeux de mots blessants avec son nom , le maire pense plus à l'économie de sa ville qu'à la sécurité de ses citoyens , deux personnes mariées mais aigries à cause de leurs problèmes intimes se vengent en humiliant gratuitement Hubie , une bonne sœur faussement aimable jette les mots croisées sur le thème d'Halloween destinés aux enfants à la poubelle (alors que certains auraient pu apprécier , à commencer par la fille de Violet à mon avis ; en tout cas avec Mayu ça nous aurait fait plaisir comme cadeau ^^) , le prêtre du village (ou le pasteur ?) est un homme matérialiste et hautain qui lance un truc du genre "Si tu salis à nouveau mes nouvelles pompes , je t'en enfonce une dans le..." à Hubie , l'ado qui assiste le prêtre durant l'enterrement (un membre du jeune chœur ?) propose d'aller frapper Hubie (ce qui ne choque aucunement le prêtre qui est loin de n'être que paix et amour) et passe son temps à persécuter tout le monde... Vous l'aurez compris , bien qu'il se déroule des choses déjantées et exagérées dans cet univers , cela ne l'empêche aucunement d'être aussi violent que le monde réel . 
Hubie Halloween se termine sur une morale touchante , qui ne m'a paru ni plombante ni forcée , et possède plusieurs autres qualités appréciables , à commencer par son casting qui est vraiment bon . Ce film est également bien rythmé ; personnellement je n'ai pas vraiment ressenti de temps morts (bon hormis peut être lors des parties sur "l'affaire cacahouète" qui n'était pas terrible) . Un certain suspens reposant sur l'identité du criminel arrive même à être maintenu jusqu'à la fin du film . 
Alors pourquoi des notes aussi basses lui sont-elles attribuées sur internet ? Probablement pour les deux raisons suivantes :
1) C'est le genre de film qu'on trouve super si on adhère à son humour décalé mais vraiment nul si on n'y accroche pas ; par exemple , je n'ai jamais pu regarder un American Pie en entier parce que toutes les scènes m'énervent ou me dégoutent au lieu de me faire rire , et pourtant j'ai vu qu'il y avait pas mal de critiques positives dessus donc il y a forcément des gens qui ont apprécié ce genre d'humour... je suppose... Les gouts et les couleurs , hein ^^" .
2) Soit on trouve que Hubie est un personnage débile qui parle bizarrement , et dans ce cas , difficile d'apprécier ce film , soit on le trouve adorablement touchant (il veut sincèrement aider les autres , peut importe à quel point ils l'ont blessé dans le passé et continueront dans le futur ; la rancune ce n'est pas son truc !) , courageux (même si il est facilement effrayé par tout et n'importe quoi , il est prêt à affronter ses peurs et de potentiels ennemis dangereux pour sauver les autres) et intelligent (il a quand même inventer un thermos suuuuper utile , en mode inspecteur gadgets ! ^^) . 

Conclusion : Hubie Halloween est un film divertissant , aussi drôle que violent , et au message final étonnamment rempli d'espoir . Après , c'est quitte ou double avec ce genre de film : on adore ou on déteste ; vous l'aurai facilement deviné , personnellement , j'ai étonnamment adoré ! ^o^


Mayu : Pour le second film, on devait regarder The Villainess, un film d'action un peu trash qui semblait être du même level d'horreur que la plateforme. Malheureusement, il a disparu de la sélection Netflix ... Donc on a dû choisir un autre film et on a décidé de regarder Hubie Halloween. 

Ce film nous raconte l'histoire de Hubie, un homme assez simplet qui a un très grand sens de la justice et n'hésite pas à solliciter la police pour tout ce qu'il trouve inqualifiable (le supermarché qui vend du bacon périmé, une voix dans les égouts ...). Le soir d'Halloween arrivant, il se met en tête d'assurer la sécurité des habitants, seul problème, les habitants en question se foutent royalement de lui. 

Ce qui m'a frappé en premier c'est l'attitude des habitants à l'égard de Hubie. Il est vrai qu'il peut parfois être chiant mais il n'est pas méchant. Alors pourquoi lui envoyer des lances enflammées ou des ordinateurs quand il est en vélo ?! De plus, les explications du film sur les raisons de cette haine sont loin d'être cohérentes et suffisantes. Tu lui fais la misère parce qu'il a de plus jolis cheveux que toi O_O ... Je m'indigne sur ce point mais il est clair que cette haine est là pour nous faire rire parce que Hubie Halloween est avant tout un film comique. Et je dois dire que l'on a bien rigolé. Il y a des blagues un peu vulgaires, des personnages qui ne sont pas drôles même si ils le pensent mais, en laissant ça de côté et en se concentrant sur un élément, le film est drôle. Cet élément c'est Hubie lui même, ses réactions sont drôles, ses dialogues sont drôles, ses mimiques sont drôles, bref ce personnage est très attachant. 

Concernant le scénario, il y a tout de même une intrigue sympathique avec des personnes enlevées, un nouveau voisin louche, un patient d'un hôpital psychiatrique qui s'est évadé ... Mais on est clairement pas sur un film policier, tout ça n'est qu'un fil conducteur pour faire évoluer Hubie et faire rire le spectateur. Personnellement, j'ai trouvé ce scénario suffisamment intéressant et je ne me suis pas ennuyée en regardant ce film. J'ai apprécié la petite histoire d'amour avec Violet qui est la seule à voir qui est réellement Hubie et qui permet d'avoir une touche de fraicheur face à toute l'animosité ambiante. Par contre, je trouve la fin bâclée, la happy ending est mignonne mais pas transcendante et l'identité du méchant ne m'a pas convaincu. Le côté moralisateur avait du potentiel mais l'idée n'a pas été bien exécutée. Du coup, la prise de conscience des personnages secondaires paraît ridicule et est loin d'avoir réparé leur action. 

Petite parenthèse, je suis passée sur Allociné pour voir les noms des personnages et j'ai vu des commentaires très durs sur ce film. Il ne faut évidemment pas regarder ce film en ayant branché son cerveau ! Le scénario manque de cohérence et n'est clairement pas réaliste mais on s'en fout parce que l'intérêt est autre part. En regardant ce film, je voulais seulement passer une bonne soirée et rigoler avec Emi, et c'est ce qui s'est passé. Alors oui, certains acteurs surjouent, le scénario est bancale mais c'est pas grave parce que je n'étais pas venu pour ça. 

Pour conclure, Hubie Halloween n'est clairement pas un chef-d'œuvre, il ne bouleverse pas le cinéma et n'aura probablement pas d'Oscar mais ça reste un bon film. Si vous chercher quelque chose de simple qui permet de passer une bonne soirée entre amis c'est le film qu'il vous faut. Je suis d'accord : il y a des défauts surtout sur le scénario et l'humour un peu gras peut ne pas plaire à tout le monde. Personnellement, j'ai apprécié, à vous de vous faire votre avis. 


Annyeong  ~

Have fun , Emi et Mayu <3


vendredi 23 octobre 2020

[No day without Netflix] Girl From Nowhere ❀


Girl from Nowhere

Titre original : Dek Mai The Series
2018
Thailandais
13 épisodes de 40 à 50 minutes
Age conseillé : 16+

Résumé : Une fille aussi mystérieuse que brillante appelée Nanno passe d'une école à l'autre, dévoilant dans la foulée les mensonges et méfaits des élèves et professeurs. source Netflix

Casting :
Kitty Chicha Amatayakul dans le rôle de : Nanno
Gap Thanavate Siriwattanakul : Teacher Win (Ep.1)
Palita Kitiyodom : Ing (Ep. 1)
Yaimai Chinaradee Anupongpichat : Vaew (Ep. 1)
Nantharat Pajaree : I-Tim (Ep. 2)
Naerunchara Lertprasert : Mei (Ep.1)
O'Neill Thitinan Khlangphet : Taew (Ep. 2)
Up Poompat Iam-samang : Hok (Ep. 2)
Pepo Nutchapan Paramacharenroj : Nueng (Ep. 2)
Meiko Chonnikan Netjui : Mew (Ep. 3)
Anongnart Yusananda : Pui (Ep. 3)
Best Nathasit Kotimanuswanich : Dainoh (Ep. 4)
Karn Chatchanan Chantachinda : Pop (Ep. 4)
Risa Suzuki : Whan (Ep. 4)
Tan Thatchapol Thitiyapichai : Hann (Ep. 5)
Chanicha Boonpanuvijit : Yui (Ep. 5)
Morakot Liu : Bam (Ep. 6, 7)
Got Pradanai Nateprasertkul : Oh (Eps. 6-7)
Ekawat Niratvorapanya : TK (Ep. 8)
Awat Ratanapintha : Koh (Ep. 9)
Anuchit Sapunpohng : Teacher Tor (Ep. 9)
Claudia Chakrabandhu : Miss Aum (Ep. 10)
Lin Rinradaporn Sombatsathien : Miss Pim (Ep. 10)
Kaimook Apasiri : Ying (Ep. 11)
Kun Kunchanuj Kengkarnka : Thap (Eps. 12-13)
Dream Nutnicha Luanganunkun : Fong (Eps. 12-13)
Olive Chiwpreecha Thitichaya : Proud (Eps. 12-13)


Avis d'Emi :
8/10 

Avant de débuter mon avis sur ce drama , je tiens à préciser que je ne m'attendais pas du tout à ce genre de scénario en me lançant dans ce visionnage . Pour tout vous dire , Girl from Nowhere faisait déjà partie de la "liste de trucs à potentiellement regarder pour Halloween 2019" mais il n'avait finalement pas été retenu parce qu'on avait déjà trop d'articles à écrire . A cette époque , j'étais tombée sur un synopsis qui annonçait une héroïne surnaturelle venue punir treize crimes différents commis sur des femmes... ce qui n'est pas du tout , mais vraiment pas du tout , ce qui se passe réellement dans ce lakorn >_< ! 

Girl from Nowhere est un drama thaïlandais qui nous raconte pas moins de onze histoires différentes grâce à son format "court métrage" : 1 épisode (ou un duo d'épisodes) = 1 nouvelle histoire . Nanno est le fil rouge qui permet de créer un lien entre ces différentes histoires ; cette fille mystérieuse et charismatique , au sourire aussi charmeur qu'inquiétant , s'amuse à créer des situations qui dégénèrent dans les différents lycées qu'elle intègre en tant que nouvelle élève . Si il lui est possible de changer aussi souvent d'établissements , c'est parce qu'elle n'est pas réellement humaine... ce dont on se rend rapidement compte lorsqu'on la voit ressusciter à de multiples reprises dans certains épisodes (notamment dans le second) . L'actrice Kitty Chicha Amatayakul , qui joue son rôle à merveille , l'a d'ailleurs décrite dans une interview comme la fille de Satan ou le serpent du jardin d'Eden , comme un être envoyé pour tenter les hommes et révéler leurs facettes sombres . Loin d'être la justicière féministe que je m'étais imaginée en lisant le synopsis erroné dont je vous ai parlé un peu plus haut (mais que je n'ai malheureusement pas réussi à retrouver) , elle se montre bien souvent injuste et cruelle , mais cela ne la rend pas moins fascinante pour autant . Difficile de ne pas craquer sur cette étrange héroïne dont le seul défaut agaçant est cet horrible rire machiavélique exagéré qui résonne encore aujourd'hui dans mes oreilles !
Sont également présents , tout au long de ces treize épisodes , certains autres points communs qui montrent que ces différentes histoires indépendantes font bien partie d'un même tout . On retrouve , par exemple , des citations et des sortes de petites morales cyniques au début (et parfois aussi à la fin) de chaque épisode , ce qui nous donne des indices sur les thèmes qui seront abordés dans chacune des histoires . On retrouve également des thématiques communes entre les épisodes : jalousie , vengeance , égoïsme , pression sociale et effet de groupe , danger des réseaux sociaux , harcèlement , sentiment d'être coincé dans une histoire où le seul moyen de s'en sortir est de commettre un crime , etc. Ces différentes histoires révèlent parfaitement ce qu'il y a de pire chez les êtres humains en montrant leurs facettes cruelles , écœurantes , effrayantes...
Girl from Nowhere n'est pas un drama léger nous parlant de justice mais plutôt une série sombre mettant en scène les conséquences de mauvaises actions , de l'accumulation d'un mauvais karma . On peut donc parfois ressentir un sentiment d'injustice en découvrant certaines scènes ; Nanno n'est clairement pas une "gentille fille" venue défendre les plus faibles mais bien un demon tentateur qui distribue des "punitions" en causant des drames , et peu lui importe si cela fait souffrir des personnes innocentes au passage . 
Aucune histoire ne m'a donc laisser de marbre ; j'en ai trouvé certaines écœurantes , d'autres révoltantes , certaines même touchantes... J'ai particulièrement aimé les fins , toujours particulièrement marquantes et glaçantes , et j'ai trouvé l'ambiance sordide et malsaine qui plane tout au long du drama très bien gérée . Oh , et j'ai également trouvé que l'idée de faire de Nanno une nouvelle élève intégrant un lycée différent dans chaque histoire était une bonne idée pour qu'on n'ait pas l'impression que trop de drames se déroulent dans le même établissement (ça fait toujours un peu plus réaliste que dans les séries comme Plus Belle La Vie , Riverdale ou encore Demain nous appartient , dans lesquelles ils se passent tellement de choses horribles dans la même ville qu'on se dit qu'il ne fait clairement pas bon y vivre parfois ! ^^")
C'est pour toutes ces raisons que j'ai trouvé ce lakorn aussi fascinant qu'addictif ^o^ .

Et maintenant , parlons un peu plus précisément de chacune des histoires (/!\ il y aura surement quelques spoils donc si vous n'avez pas encore vu ce drama et que vous préférez garder le mystère entier ne lisez pas ce qui va suivre ^^" ; pour les autres , installez vous confortablement parce que ça va être long , très long !) :



Episode 1 : Dès les premières minutes , on ressent bien l'énorme hypocrisie qui plane dans ce premier lycée qui a reçue le prix du lycée le plus pure du pays (ou un truc dans le genre) lorsqu'on voit qu'une prof se fait réprimander après avoir proposer un projet visant à éduquer les élèves sur les risques des rapports non protégés et à installer un distributeur de préservatifs , sous prétexte que cela inciterait les élèves à avoir des rapports sexuels . En parallèle , un professeur se fait féliciter pour avoir tourné des vidéos incitant à pratiquer la méditation ou le yoga pour apprendre à contrôler ses hormones , ce qui permet à ce lycée particulièrement préoccupé par sa réputation de se forger une image parfaite . Ce professeur a du succès auprès de ses élèves , possède une super réputation auprès de ses collègues , s'est marié jeune et a une fille ; il semble parfait , trop parfait ! Il y a quelque chose de dérangeant chez lui et cette impression se confirme facilement lorsqu'on remarque qu'il est un peu trop tactile avec les jeunes filles qu'il choisit pour tourner ses vidéos... 
Girl from Nowhere démarre fort avec ce premier épisode particulièrement malsain qui offre une bonne représentation des prédateurs sexuels dont on ne se méfie pas forcément aux premiers abords (père , mari et prof parfait en apparence ici) et qui aborde des sujets sérieux et délicats tels que le chantage à la vidéo (menace de révéler une sextape , etc.) , l'importance de maintenir les apparences pour faire bonne impression et avoir une place de choix dans la société , l'avortement , le manque d'informations délivrées sur l'importance d'avoir des rapports protégés sous prétexte de vouloir préserver l'innocence des adolescents , la vengeance , l'injustice... Tous ces thèmes créent une ambiance relativement pesante , qui est accentuée par l'attitude étrange de Nanno , et qui aide à créer une pointe de suspens sur la manière dont va se terminer cette histoire . La fin est , quant à elle , "un peu" trop dramatique à mon goût ; j'ai apprécié la chute cynique "il n'y avait pas qu'un seul monstre dans ce lycée pourtant connu pour sa pureté" mais j'ai été un peu choquée par le fait que la vengeance de Nanno blesse une personne innocente >_< . En ce qui concerne la réalisation , je l'ai trouvé intéressante . Le placement de la caméra est très bien maitrisé ; on a parfois l'impression d'observer une scène en étant caché derrière un buisson , d'autre fois en l'observant depuis un balcon (scène vu de dessus donc) , et cela apporte un coté voyeuriste qui renforce l'ambiance malsaine de cet épisode . De plus , cela donne l'impression que le professeur-prédateur est observé comme une proie qui sera bientôt dévorée , comme un vilain qui sera sans aucun doute puni puisqu'il est déjà pris au piège dans la toile tissée par Nanno . 

Episode 2 : Cet épisode annonce directement la couleur en débutant sur l'image d'une jeune fille morte se faisant enterrer en pleine nuit ; on se doute donc que , peut importe sur quoi portera cette nouvelle histoire , tout cela va se terminer avec au moins un meurtre... ce qu'on ne sait pas par contre c'est que cette victime sera la réelle gagnante de cet épisode...
Pas mal de sujets délicats et tristement réalistes sont ici aussi abordés : l'effet de groupe qui augmente les chances de commettre un crime , les haters sur les réseaux sociaux , les jugements hâtifs sur le physique d'une personne , le sens creux des mots "je suis désolé" ("si on commet une erreur , on s'excuse ; si on la commet à nouveau , on s'excuse encore...") , etc. Mais le thème principal est , selon moi , le sexisme ! En voyant Nanno pour la première fois , ses nouveaux camarades la juge directement sur son physique et se permettent de faire des commentaires sur elle totalement inappropriés : des remarques sexistes et écœurantes de la part des mecs en manque ("elle est trop bonne" , "quand je l'aurai b***** je serai calmé" , "c'est combien ? j'peux avoir une ristourne ?" , etc.) , et des commentaires choquants et également sexistes de la part des filles jalouses ("un vrai nom de sal*pe" , "une jupe plus courte , impossible !" , "on dirait qu'elle s'est fait refaire tout le visage" , "elle fait genre elle les rejette mais en fait elle veut se taper les trois mecs" , etc.) . Ah bah ça donne vraiment envie de devenir amie avec toutes ces adorables personnes !... haha >_< . Ces commentaires horribles sont compilés dans une scène très réussie durant laquelle Nanno danse "de manière provocante" comme pour les narguer , leur faire comprendre qu'elle est au dessus de toutes leurs petites mesquineries et que , pour la blesser , il vont devoir faire "mieux" . Une fois bien remontés contre Nanno , en grande partie "grâce" aux réseaux sociaux , l'effet de groupe pousse des lycéens à aller encore plus loin : deux "amies" de Nanno , folles de jalousie , décident de la vendre à des garçons qui veulent la faire boire pour la violer , pire encore , elles aident même à la droguer O_O . Tout cela est franchement sordide... mais malheureusement pas irréaliste puisque cela arrive parfois dans la vie réelle ; et c'est bien pour cette raison que cet épisode , sans verser dans le sang à outrance ou utiliser des screamers à tout va , arrive à être plus effrayant et surtout plus glaçant que de nombreux films d'horreur ! 

Episode 3 : Nous découvrons cette fois un lycée spécialisés dans le monde des Arts et particulièrement quoté puisqu'il a déjà reçu huit hautes récompenses dans ce domaine (si je me souviens bien ^^") . La pression y est énorme ; il faut être bon en sport , dans les arts ou dans les études à tout prix ! La compétition fait rage , les profs et les parents ont d'énormes attentes et , ici , les prodiges ne semblent pas être des exceptions et les élèves moyens la norme , au contraire , les lycéens qui ne gagnent pas une récompense sont discriminés et mis de coté . On retrouve donc évidemment le thème de la jalousie qui vient encore une fois créer des problèmes dans une amitié , la seule différence étant que , cette fois , ce n'est pas à cause d'une histoire de garçons mais par jalousie de voir l'une réussir pendant que l'autre stagne toujours au même niveau . Arrive alors le sujet principal de cet épisode : le questionnement sur où termine l'inspiration et où démarre l'imitation . Les mouvements que les cheerleaders intègrent dans leurs chorégraphies ont presque toujours étaient déjà vu ailleurs , les remake de films se multiplient à foison , les thèses des étudiants et des chercheurs reprennent les idées d'autres personnes , les musiques sont composées des mêmes notes seulement arrangées différemment... A ce questionnement complexe vient s'en rajouter un autre : le génie est-il inné ou se crée t-il ? 
Ces sujets m'ont vraiment plu et j'ai aimé le fait que de véritables citations d'artistes et de personnes considérées comme des prodiges soient ajoutées tout au long de l'épisode . J'ai également trouvé la punition de l'usurpatrice aussi subtile qu'appropriée ; quand on fait tout pour obtenir ce que l'on veut et qu'on se rend compte que la manière dont on l'a obtenue est venu tout gâcher , on voudrait faire marche arrière , mais si cela nous est interdit alors que nous reste t-il ? 

Episode 4 : Après avoir visité un lycée où le talent primait , Nanno se retrouve désormais dans un établissement où l'argent est roi , encore plus qu'ailleurs ! , puisqu'il permet même d'acheter des salles de classe vides afin d'y monter un commerce... Bienvenue dans le monde étrange des gosses de riches ! XD Nanno décide d'occuper une salle pour créer une agence proposant de réaliser n'importe quel souhait contre de l'argent : changer des notes sur un bulletin , engager des gars pour tabasser le nouveau mec d'une fille qui nous a trompé , acheter une petite copine... tout est réalisable tant qu'on a de quoi payer , peu importe à quel point la requête peut être dégoutante , immorale et outrageante . Evidemment , tout le monde fait appel aux services de Nanno , à une exception près : Dino , pourtant réputé pour être le plus riche du lycée . 
Ce qui , au départ , n'était qu'un petit mensonge qui ne fait pas vraiment de mal à qui que ce soit (ça pourrait blesser les parents de savoir que leur fils à honte de leur manque de richesses , ce qui n'est clairement pas cool , mais c'est clairement moins grave que les mauvaises actions commises dans les épisodes précédents) , finit par dégénérer ("grâce" à Nanno qui met beaucouuuup d'huile sur le feu) et devient le point de départ de crimes bien plus atroces : vol de l'argent que les parents gardent pour payer les usuriers puis humiliation de ces derniers qui doivent jouer le rôle des domestiques de leur fils et acceptés les insultes incessantes de ses "amis" ; roulette russe entre "potes" ; etc. Sans grande surprise , tout cela finit de manière macabre et franchement triste . J'ai eu de la peine pour Dino et surtout pour ses parents , et j'ai été suuuuper frustrée de voir le comportement des soi disant amis de Dino et le manque de réactivité de ce dernier ; quand ses camarades parlent mal aux "domestiques" , par exemple , il pourrait les arrêter tout en restant dans son rôle , en leur disant qu'il est le seul à pouvoir parler ainsi à ses employés , après tout il est censé être le gars le plus riche du lycée , en prenant un air supérieur les autres devraient l'écouter sans broncher , si l'argent règne , à leurs yeux il semble donc être le roi... mais non , il a bien trop peur de ruiner l'image parfaite qu'il s'est forgé alors il s'écrase >_< Aaaarg , cet épisode m'a vraiment , mais vraiment ! , énervé au plus haut point ! Mais c'est bien pour cela qu'il est réussi , parce qu'il fait réagir et provoque des émotions fortes chez le spectateur . J'ai trouvé cela très intéressant de voir la question "à votre avis , que peut acheter l'argent ?" traitée de manière aussi cynique et cruelle . De plus , j'ai trouvé la musique de fin parfaitement bien choisie pour accentuer l'aspect révoltant et tragique de la chute de cette histoire . J'ai également apprécié les passages "interviews des élèves" qui permettent de découvrir quel genre de réputation Dino a voulu s'offrir . Le seul petit point que je pourrais reprocher à cet épisode est le fait que Nanno s'en prenne aussi sérieusement à Dino , cherchant à le piéger à tout prix pour le pousser à la faute , quitte à blesser sérieusement deux parents innocents au passage , alors qu'il n'avait pas fait grand chose de "vilain" dans sa vie avant ça d'après ce que l'on sait... mais bon , c'est plus un point qui m'a frustré à cause de son côté injuste plutôt qu'un point négatif ; cela permet de se rappeler que Nanno est une tentatrice machiavélique pas une justicière au grand cœur...


Episode 5 : Dans l'histoire précédente , si Dino souhaitait tant avoir de l'argent (ou au moins faire croire qu'il en avait) c'était principalement dans le but d'être populaire parmi ses camarades . Ce nouvel épisode vient donc parfaitement lui faire suite puisqu'il parle de lycéens pour qui la popularité est le but qui motive toutes leurs actions . 
Nanno se retrouve ici à former un faux couple avec le garçon le plus populaire du lycée afin qu'ils puissent devenir le couple parfait aux yeux de tous et obtenir le maximum de "j'aimes" sur les réseaux sociaux . Léger problème : ce garçon a déjà une petite amie à qui il demande de rester cachée car elle n'est pas assez populaire pour se montrer publiquement avec lui . Résultat : elle passe pour la maitresse et se fait harceler sur internet ainsi que dans les couloirs de son lycée . La puissance de l'avis populaire et la pression sociale des "ship forcés" (le fait de vouloir absolument que deux personnes se mettent en couple , sans prendre en compte leurs sentiments ; de manière obsessionnelle et malsaine , pas juste en mode "oh j'aime bien la relation entre intel et intel , je les verraient bien ensemble") sont très bien représentées ici ! Les "fans" de ce faux couple sont des moutons au cerveau lavé par les réseaux sociaux et vont jusqu'à se transformer en véritables armée de fanatiques portant des masques à l'effigie de Nanno et cherchant à blesser la fille qui pourrait faire de l'ombre à leur ship préféré . On peut même voir qu'un véritable commerce autour de ce couple est créé puisque des produits dérivés sont vendus dans les couloirs du lycée . Tout cela fait d'autant plus peur à voir que des "fans" se comportent réellement comme ça dans la vie réelle ! Il n'y a qu'à voir certains commentaires sur Youtube O_O ... C'est également assez énervant de voir le protagoniste être prêt à blesser les sentiments de deux jeunes filles et à mentir à ses fans , simplement pour satisfaire ses envies égoïstes ! >_<

Episodes 6 et 7 : L'être humain est avide : peut importe ce qu'il souhaite (argent , popularité , amour , pouvoir , liberté , bonheur , etc.) , il veut l'obtenir à tout prix et , quand il n'arrive pas à ses fins , nait souvent en lui une grande colère . Voici à peu près le sujet développé dans cette nouvelle histoire qui dure deux épisodes puisqu'elle est composée de deux parties émettant chacune une hypothèse : une théorie selon laquelle "La plus grande force motrice de l'humain est la haine" s'oppose ainsi à celle affirmant que "La plus grande force motrice de l'humain est la peur" . Mais bon , personnellement , je proposerai plutôt cette théorie "La plus grande force motrice de l'humain est l'envie" . En effet , c'est encore à cause d'une histoire de jalousie que tout va déraper ; une histoire de jalousie des plus superficielles et banales qui plus est puisque c'est celle d'une fille qui aime un mec sportif et populaire qui , lui , s'intéresse malheureusement à une autre fille qu'elle . Pour évacuer sa frustration , elle va écrire des insultes à propos de sa rivale sur le mur des toilettes , et va être surprise de découvrir que ce mur agit comme un death note : ce qui y est écrit , s'y réalise... tout de suite moins banale comme histoire ^^ . Exaltée par le pouvoir que lui offre cette découverte , elle se sent toute puissante et s'amuse à persécuter encore et encore sa rivale , jusqu'à ce que ses méthodes s'ébruitent et que tout le monde commence à faire la même chose qu'elle...

Episode 8 : Dans cet épisode dont la morale est "on ne se rend compte de la réelle valeur des choses que lorsqu'on les a perdu" , nous suivons TK , un lycéen qui vole tout et n'importe quoi parce qu'il n'a pas d'ami et que son père n'est jamais là pour s'occuper de lui . Nanno , joue à nouveau son rôle de tentatrice en l'incitant à voler toujours plus . Pour cela , elle l'attire tout d'abord en lui montrant qu'elle est comme lui , une voleuse qui ne fait pas ça pour l'argent mais pour s'amuser , tuer le temps ou pour ressentir de l'adrenaline , puis elle lui propose de se lancer dans une petite compétition amicale . De là démarre une amitié étrange qui se transforme doucement mais surement en une relation amoureuse plutôt mignonne et romantique (dans le genre "Ames sœurs criminelles" ^^) . TK n'est pas quelqu'un de méchant , c'est seulement un ado perdu qui se sent seul , ce qui le pousse à faire de mauvais choix ; le véritable méchant dans cette histoire n'est donc pas lui mais bien le directeur de son lycée qui accepte des pots de vin tout en adoptant une attitude particulièrement hypocrite (une devise "il n'y a pas de mauvais moment pour faire les choses bien" est suspendu au dessus de son bureau , et il fait de beaux discours tout en agissant à l'inverse de ses paroles) . Pourtant , c'est bien après TK que Nanno en a , l'histoire pourrait donc une nouvelle fois sembler injustement cruelle mais , heureusement , TK finit par faire ce qui est juste ; en acceptant de se rendre à la justice , il ne reçoit donc pas de punition de la part de Nanno
Cette histoire est différente des autres et vient un peu couper le rythme du drama mais je l'ai trouvé vraiment touchante , bien que sacrément triste . J'ai également aimé la petite surprise qui attendait TK à sa sortie de prison ; puisque Nanno est obligée de le quitter , cela est rassurant de voir que quelqu'un d'autre sera normalement là pour s'occuper de lui et lui éviter de déprimer .

Episode 9 : On retourne un peu plus dans le thème d'Halloween avec ce neuvième épisode qui se déroule quasiment à huit clos et qui porte sur un lycée dans lequel s'est infiltrée une tueuse en série . L'établissement est quasiment vide , il ne reste plus que les élèves qui sont en heures de colle (et peut être aussi ceux qui terminent tard ?) . Au moment de rentrer chez soi , une annonce selon laquelle une meurtrière s'est infiltrée dans le lycée résonne ; un groupe d'élèves collés , leur professeur et sa fille (venue le retrouver pour rentrer à la maison ensemble) décide donc de se cacher dans leur salle de classe , le temps que cette histoire soit réglée . Malheureusement pour eux , le temps défile et rien n'indique qu'ils sont à nouveau en sécurité . Entre la faim , la soif , les désaccords , la peur , la jalousie (yup , encore !) et l'enfermement , la tension commence à monter , la paranoia s'installe et les choses finissent par dégénérer . Certains élèves sont prêts à sacrifier un de leur camarade pour qu'il aille chercher de l'aide , un gars veut garder son eau pour lui et sa copine plutôt que de la partager avec une petite fille apeurée , le professeur pense plus à protéger sa fille que ses élèves... La fin est ouverte , on a pas de réponse quant à qui est/sont le/la/les meurtrier(s) ce qui , en soi , ne me dérange pas spécialement , mais j'ai quand même trouvé cet épisode trop facile à mon goùt ; c'est une histoire d'horreur psychologique assez banale , pas super subtile et qui ne donne pas assez d'informations pour que la fin soit réellement satisfaisante . De plus , j'ai trouvé ça un peu étrange que personne ne se pose de question sur Nanno dans une situation pareille ; une nouvelle élève qui arrive pile en même temps qu'une meurtrière , ça vaut le coup de se demander si ce ne serait pas plus qu'une simple coincidence quand même... Mais bon , c'est tout de même suffisant pour être divertissant le temps d'un épisode ^^ .

Episode 10 : Si nous avons déjà vu , notamment dans le cinquième épisode , que la popularité était une chose essentielle pour grand nombre d'ados , ils sont loin d'être les seuls à s'y intéresser . Dans ce dixième épisode , se sont les professeurs qui s'amuse à consulter un site créés par leur élèves et sur lequel ils peuvent voir la note qui leur a été attribuée . Ainsi , une jeune et jolie prof , pas stricte du tout , est adorée par ses élèves parce qu'ils peuvent faire tout ce qu'ils veulent durant son cours (parler , jouer sur portable , manger...) . A l'opposée , une bonne prof , stricte mais qui souhaite réellement transmettre son savoir à ses étudiants , se retrouve constamment en bas du classement et se fait donc remonter régulièrement les bretelles par le directeur du lycée . Pour ne rien arranger , cette professeure impopulaire est fraichement divorcée d'un homme , lui aussi professeur , qui l'a trompé avec l'une de ses étudiantes qui , cerise sur le gateau , est tombée enceinte de lui . A cause de tout cela , elle est devenue aigrie et terriblement fatiguée . On sait dès le départ qu'elle va venir armée d'un fusil dans le lycée puisque cela est montré dans les premières minutes , ce qui reste donc a déterminé est ce qui l'a poussé à bout , ce qui a créer ce burn out et l'a poussé à sombrer dans la folie . On se retrouve donc , une nouvelle fois , devant un épisode au sujet sombre et tragique , qui est d'autant plus terrifiant qu'il est réaliste . J'ai particulièrement aimé l'esthétique et la mise en scène de la scène de fusillade ; on assiste à un véritable bain de sang sur fond de musique enfantine de Noël , ce qui rend cet évènement encore plus glaçant !



Episode 11 : Dans cette avant dernière histoire , Nanno se rend dans un lycée pour filles dont la devise est "la beauté est tout pour la femme" . Pour que les élèves ne l'oublie pas , des vidéos parlant de l'importance de la beauté passent tous les jours sur des écrans postés dans tout l'établissement ; on a littéralement affaire à du lavage de cerveau ! Un classement des lycéennes selon leur beauté est mis en place ; tout le monde est automatiquement considéré comme candidat et le top 10 est actualisé en temps réel : si il arrive quelque chose à leur visage , un bouton par exemple , elles peuvent sortir du top 10 immédiatement et , bam! , adieu les privilèges tels que l'accès à un bâtiment chicos , le service du thé , être surnommée "princesse" ou "reine"... etc. L'Etoile brillante , c'est à dire la fille classée en première position à la fin de l'année , gagne même un prix spécial . Bon , évidemment , il y a aussi quelques désavantages : manger du chocolat n'est pas vraiment autorisé , il faut faire attention à avoir un visage sans bouton ou cicatrice et à ne pas prendre de poids... mais qu'est-ce que ces petits détails à coté de la beauté qui , je le rappelle , est tout pour la femme , pas vrai ? ... haha... >_< Les filles qui se retrouvent éjectée du top 10 sont obligés de retourner côtoyer le commun des mortels , de manger la nourriture de la cantine et n'ont accès qu'à des toilettes sales . Alors , pour maintenir leur place dans le classement , elles essayent de se forger une image sympathique auprès de leurs électeurs , elles sont gentilles avec les "moches" pour obtenir leurs votes et deviennent "amie" avec celles qu'elles trouvent jolies pour les garder à l'œil ; l'hypocrisie règne vraiment en maitre dans ces lieux ! Mais jusqu'où seraient-elles prêtes à aller pour garder leur place sacrée ? C'est ce que va nous faire découvrir Nanno en jetant un coup de pied dans la fourmilière . Fidèle à sa réputation de tentatrice , elle glisse "innocemment" à l'oreille de sa nouvelle "amie" : "Si tu ne peux pas être plus belle , tu n'as qu'à rendre les autres moins belles ."...
J'ai trouvé cet épisode esthétique , dynamique et divertissant , en particulier lors des scènes d'attaques machiavéliques pour nuire à la beauté des autres filles . Le scénario est simple mais efficace , et la fin colle bien avec la morale "il faut croire en sa beauté" puisque c'est une fille en laquelle personne ne croyait qui devient la reine... meme si elle a du rentrer dans les standards de beauté établie par la société pour ça... que voulez vous , le monde est pourri superficiel jusqu'au trognon ! >_< J'ai adoré certains petits détails comme le fait que le taux d'honnêteté de l'amie de Nanno s'affiche à coté d'elle lorsqu'elle parle , ce qui nous permet de savoir rapidement à quelle genre de personne on a affaire . Par contre , la scène où elle joue du piano n'était vraiment pas crédible du tout et ça m'a "un peu" frustrée ! 

Episode 12 et 13 : Cette dernière histoire dure deux épisodes et possède une morale finale ironique ("C'est cool l'école !") qui fait le lien entre les différents épisodes en reprenant une compilation de scènes provenant des épisodes précédents . Si les autres histoires sont indépendantes les unes des autres et peuvent ainsi être visionnées dans n'importe quel ordre (ce que personnellement je ne recommande pas puisque je trouve que les thématiques des histoires s'enchainent plutôt bien dans l'ordre original) , il n'est clairement pas recommandé de regarder les deux derniers épisodes avant les autres puisqu'ils risquent de vous spoiler toutes les autres histoires . 
Cette histoire débute sur l'ouverture d'une capsule temporelle lors d'une soirée retrouvailles d'anciens élèves , dans laquelle une personne manque à l'appel . Un retour dans le temps est alors effectué pour découvrir ce qui a bien pu arriver à cette fameuse ancienne élève manquante... qui n'est autre que Nanno . 
Dans la partie qui se déroule à l'époque du lycée , tout tourne autour du questionnement sur ce qui est arrivé à Nanno , du mystère qui plane autour de qui est son petit ami invisible , et de tout le harcèlement scolaire qu'elle subit et qui devient de plus en plus sérieux , violent et choquant . Attention , certaines images peuvent choquer : des humiliations sont infligées , il y a un passage à tabacs atroce à voir , du chantage à la scarification et au suicide... On voit bien ici comment une rumeur peut ruiner complètement la vie de quelqu'un et à quel point les gens peuvent devenir brutaux et inhumains lorsqu'ils sont sous l'effet de groupe .
Durant la partie qui se passe à l'époque des retrouvailles dix ans plus tard , de nombreux secrets sur ces anciens élèves sont révélés (scandales ; crimes ; abus de stéroïdes ; arnaques ; pédophilie ; violence conjugale ; scarification ; tromperie ; etc.) et des mystères sont résolus . C'est le dernier épisode alors ils ont mis le paquet ! On a un peu de tout : un antidote précieux pour créer une situation en mode "à la fin , il n'en restera qu'un !" ; des "amis" hypocrites qui se font la guerre et se transforment en vampires sans la moindre humanité (oui oui , littéralement... ils boivent vraiment le sang d'un de leur pote...) ; de la violence sanglante au ralenti sur fond de musique enfantine et de lumière rouge tamisée , ce qui est assez esthétique , il faut le reconnaitre ^^ ; etc. J'ai été choquée et outrée par certains passages , attristée par d'autres . J'ai détesté un peu tout le monde (parce que se sont objectivement tous de sacré ******* ^^") mais , plus encore que les autres , j'ai haï le gars qui trompe sa copine puis la largue quand elle massacre Nanno , mais qui ne vient aucunement en aide à cette dernière qui s'est fait persécuter à cause de lui... Wow , ça c'est un homme , un vrai ! >_< Du coup j'ai eu envie de crier "Yeah , Karma dans leur tronche !" quand ils ont eut le droit à leur punition ^^ . J'ai aimé la fin ironiquement sombre mais j'ai malheureusement été déçue par la seconde fin qui arrive quelques minutes après et qui joue sur le coté "tout n'était qu'un affreux cauchemars... enfin presque"... Je voulais qu'ils crèvent tous moi ! (ce qui ne m'arrive pourtant quasiment jamais , si il n'y a pas de scènes de maltraitance animale , donc ça prouve à quel point c'était des vilains mécréants ! >_<) Sinon , j'ai aimé la musique "boite à musique un peu flippante" qui accompagnait certaines scènes  ^o^ .


Conclusion : l'article est déjà suuuuper long donc je vais faire court : certaines histoires sont un peu inégales mais globalement c'est du très bon boulot . C'est divertissant , intéressant , effrayant parce que réaliste malgré le fait que Nanno soit un être surnaturel , bien réalisé et plutôt bien joué... Pour toutes ces raisons , je le recommande fortement ^o^ . 



Annyeong  ~



Have fun , Emi-chan <3