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mardi 14 avril 2020

Littérature et Cinéma - Article N°2


Hey les Choupinous ! Je vais vous parler aujourd'hui de deux films japonais réputés pour être des pures chefs-d'oeuvre mais que je n'ai personnellement pas réussi à apprécier . Si on ajoute à cela le fait que je les ai visionné il y a un petit moment maintenant , j'ai un peu peur que mes avis dessus ne soient pas de super bonne qualité mais bon je vais quand même essayé de faire en sorte qu'ils ne soient pas complètement mauvais , haha >_< Dans tout les cas , je vous présente mes excuses à l'avance si jamais vous trouvez cet article moins bon que ceux habituels ou si vous êtes outrés de me voir critiquer un film que vous considérez intouchable ; mon humble avis n'engage évidemment que moi et Mayu aussi en fait puisqu'elle non plus n'a pas apprécié ce qu'elle a vu de ces deux films ^^"  , il n'a aucune valeur universel et ce n'est pas parce que je n'ai du tout adhéré à Shichinin no samurai que cela veut dire qu'il est forcément mauvais . Bon , maintenant que j'ai pris mes précautions pour éviter de me recevoir des pierres , allons y ! Yeah ! ...


Sommaire :

Article N°1 :
Fritz Lang, Man Hunt [Chasse à l’homme], E.-U., 1941. 
Jacques Tourneur, Cat people [La Féline], E.-U., 1942.

Article N°2 :

Kenji Mizoguchi, Sancho dayu [L’Intendant Sancho], Jap., 1954.
Akira Kurosawa, Shichinin no samurai [Les sept Samouraïs], Jap. 1954.

Article N°3 :

Clint Eastwood, Letters from Iwo Jima , E.-U., 2006.
Terrence Malick, The Thin Red Line [La Ligne rouge], E.-U., 1998.

Article N°4 :

Carl Theodor Dreyer, Vampyr, ou l'étrange aventure d'Allan Gray, Fr., All., 1932.
Max Ophüls, Madame de, Fr., 1953.
Elia Kazan, Splendor in the grass [La Fièvre dans le sang], E.-U., 1961.


Shichinin no samurai [Les sept Samouraïs]

Shichinin no samurai est le film que j'ai eu le plus de mal à terminer parmi tout ceux au programme de mon cours de Littérature et Cinéma , et ce pour plusieurs raisons . Tout d'abord , il est particulièrement long puisqu'il ne dure pas moins de trois heures vingt-sept O_O ! Et je l'ai trouvé d'autant plus long que , toutes les cinq minutes , je me disais "Mais... c'est nul ! >_<" et pourtant je suis extrêmement bon public . Il aura fallut plus de cinquante minutes de visionnage avant que l'ambiance ne devienne un peu plus sérieuse et l'histoire un peu plus intéressante , mais bon qu'est-ce que cinquante minutes dans un film de plus de trois heures , pas vrai ? Haha... >_< Enfin , je dis "plus de trois heures" , mais si on décompte le début qui consiste en du texte accompagné de musique et l'interlude musicale qui dure entre cinq et dix minutes (vers 1 H 47 de film) , peut être qu'il ne dure finalement "que" trois heures...

Bon , je commence fort mais Shichinin no samurai n'est évidemment pas un film "nul" sinon il ne serait pas considéré comme un chef d'oeuvre par autant de personnes . Il montre parfaitement bien la détresse des paysans qui n'en peuvent plus des guerres , des impôts et des bandits , en particulier dans la scène époustouflante où ils essayent de ramasser les quelques grains de riz parsemés sur le sol ; une version alimentaire de l'expression "un sou est un sou !" en quelque sorte . Il offre également une version très bestiale des hommes ; ils ne savent quasiment pas converser sans crier et faire des grimaces , dans la scène où le ronin apporte de la nourriture pour bébé , un personnage caché dans une cabane crie comme un monstre sauvage puis les villageois se réjouissent autour du corps mort d'un homme , quand un prisonnier est fait par les samouraïs , tout le village s'emporte et , lorsqu'ils se font attaquer , les villageois courent dans tous les sens tel du bétail apeuré ou des fourmis sortant d'une fourmilière en feu . Cette image bestiale et primitive de l'Homme est contrebalancée par la vision des samouraïs qui sont maître d'eux-même , civilisés et réfléchis . Néanmoins , un samouraï résiste à cette règle et son comportement se montre plus proche de celui des villageois que de celui de ses camarades , il s'agit de Mifune que je surnomme personnellement le "samouraï sauvage" . Mifune et les villageois courent partout , ils poussent des cris étranges , agissent sans réfléchir ; les acteurs qui les interprètent surjouent , abusent des grimaces , bref ils en font beaucoup et , à mes yeux , ils en font même trop . J'ai vraiment eu énormément de mal à supporter cette manière de jouer et c'est en grande partie à cause de cela que j'ai autant détesté regarder ce film . Car , oui , il faut bien l'avouer , j'ai passé un très mauvais moment devant Shichinin no samurai . Hormis ce surjeu horripilant , j'ai été perturbée par un petit détail : plusieurs acteurs semblent porter de faux cranes chauves (surtout dans la foule de paysans) et cela donne malheureusement un rendu assez "cheap" , fait à la va vite , au film , ce qui est d'autant plus dommage que le reste des costumes et des décors sont réalistes et de très bonne qualité . J'ai également trouvé la majorité des combats ridicules (les coups partent dans tous les sens et ne touchent clairement pas leur cible ; il faudra attendre plus de deux heure avant de voir une stratégie de combat naître enfin , c'est peut être réaliste mais c'est surtout long !) et la romance inintéressante (on respecte l'intimité du couple , on leur laisse de la discretion pour qu'ils se rapprochent loin des caméras mais à cause de cela on les voit peu et on s'attache donc difficilement à eux) voir même décevante (le garçon ne protege pas du tout sa copine de la colère de son père >_<) . Les quelques femmes présentes dans le film ne sont là que pour crier à l'aide , pleurer et se faire dominer , poursuivre et imposer des choix par les hommes , c'est donc peu de dire que l'action se déroule dans une ambiance machiste . Ce n'est pas un default du film , c'est très certainement l'époque (Sengoku) qui veut cela , mais ce n'est clairement pas l'ambiance la plus sympathique qui soit . Ici , tous les héros sont des hommes mais tous les hommes ne sont pas des héros qui vivent pour protéger la veuve et l'orphelin , certains refusent notamment d'aider les fermiers car il ne trouve pas cette mission assez glorieuse . Shichinin no samurai ouvre donc des questionnements intéressants sur la gloire , la peur , ainsi que sur la mort et ce qui vient possiblement après . J'ai apprécié cet aspect plus sérieux du film , tout comme j'ai aimé sa fin qui possède une certaine touche de cynisme ; après une bataille enfin finement organisée contre des bandits qui ont l'avantage d'avoir des mousquets , l'histoire se conclue sur la phrase positive "une nouvelle fois nous avons survécu" mais également sur celle plus ambiguë "nous avons perdu cette bataille , la victoire revient aux paysans" , puis , sur fond de musique , deux plans sont mis en valeur : le premier montre les gens qui travaillent de nouveau dans les champs et le second , les tombes des samouraïs . Malgré une victoire bien méritée , la dureté de la vie est restée la même ; les gens risquent leur vie au combat pour obtenir la possibilité de continuer une vie modeste et non pas pour obtenir des richesses ou des terres supplémentaires , le riz est toujours une denrée précieuse , le confort est toujours moindre dans les habitations , les conditions de vie sont toujours rudes...
Si le fond m'a donc plus facilement convaincu que la forme , il y a tout de même un aspect de cette dernière que j'ai apprécié et il s'agit de la photographie . Plusieurs plans sont vraiment très bien choisis et particulièrement esthétiques ; j'ai personnellement trouvé de nombreux paysages très jolis et j'ai adoré toutes les scènes se déroulant dans les champs de fleurs . ^o^

Conclusion : Shichinin no samurai met en scène un mélange de détresse (pauvreté et ras le bol des fermiers) , de violence (guerre , disputes) et de ridicule (le surjeu , les grimaces et mimiques faciales exagérées , les intonations de voix) ; malheureusement ce dernier point est la raison pour laquelle je n'ai pas réussi à apprécier ce film . Les magnifiques champs de fleurs et le dur réalisme de l'époque Sengoku-jidai n'auront pas suffit à me faire oublier les cris à outrance des acteurs . Alors oui , Shichinin no samurai est considéré comme un pure chef-d'oeuvre , et oui la majorité des gens semblent lui attribuer un 9/10 voir carrément une note parfaite , mais cela ne veut pas pour autant dire que l'on passera forcément un bon moment en le regardant , j'en suis la preuve vivante enfin vivante jusqu'à ce que les fans hardcore tombent sur mon avis et décident de me jeter des pierres dans la mouille , haha... >_< ...





Sanshō dayū [L’Intendant Sancho]

Sanshō dayū est un film japonnais qui , tout comme Shichinin no samurai , est sorti en 1954 . Ils partagent donc des thèmes communs et des scènes similaires (la famine , les taxes sur le riz , les histoires de bandits et de vendeurs d'esclaves , la foule de paysans qui s'emporte , la notion de survie qui prime sur celle de vie , etc.) mais les abordent de manière totalement différentes . Si j'ai reproché à Shichinin no samurai sa tendance à basculer facilement dans le surjeu et le ridicule , c'est à cause de son aspect "plombant" que j'ai eu du mal à apprécier Sanshō dayū . Ceci étant dit , je dois reconnaître que , bien qu'il est loin d'être divertissant , ce film est de si bonne qualité qu'il en est marquant .

Tout débute avec la fuite d'une femme accompagnée de ses deux enfants et de sa vieille servante , ce qui donne lieu à un très joli plan dans les hautes herbes (ou les fleurs) . Néanmoins , ce petit groupe va rapidement se retrouver séparé à la suite d'une scène tragique sublimée par son accompagnement musical dissonant , désagréable , primitif et semblable au cri déchirant de cette famille séparée ; un morceau de flute que j'ai donc détesté écouter mais qui est , il faut bien l'avouer , totalement approprié à l'action qu'il accompagne . A partir de là , on perd de vu la mère et on se concentre sur le cruel destin de ses enfants qui vont devoir travailler pour un maître malveillant , pour un tyran . La vie rude et injuste des serviteurs est bien montrée et on est évidemment outré en voyant des enfants , des personnes âgées et des malades devoir travailler sans relâche en espérant qu'une douce mort viendra enfin les libérer . Les scènes de punissions sont également difficiles à regarder : coups de baton , tendons coupés pour ne pas pouvoir s'enfuir , brûlures au fer même sur des femmes et des personnes de 70 ans... ; c'est révoltant , écœurant !
Après une ellipse d'une dizaine d'années , on retrouve nos deux enfants devenus jeunes adultes . La petite fille a laissé place à une jeune demoiselle courageuse , pleine d'empathie et qui possède un fort sens du sacrifice . Son frère , quant à lui , a malheureusement été influencé par ses conditions de vie difficiles , il a apprit dans la douleur que ceux qui possèdent le pouvoir , que ceux qui parviennent à survivre tout simplement , sont ceux qui se montrent cruels , égoïstes et violents , il s'est donc endurci au fil des années jusqu'à devenir lui même l'un des monstres qui frappent et humilient les gens les plus faibles au lieu de les aider et de les protéger . Heureusement son histoire ne s'arrête pas là , en fait elle ne fait que commencer . En s'accrochant à l'espoir de retrouver sa mère , pourtant peut être déjà morte , ce jeune homme abîmé va se lancer dans un voyage au bout duquel il choisira de se battre contre des idées politiques qu'il exècre , de lutter pour faire changer les choses , pour rendre les hommes libres et égaux , pour interdire l'esclavage... 

Ai-je aimé Sanshō dayū ? La réponse est non . Ce film dure 2h05 et , comme il est assez lent et que l'ambiance est suuuuper pesante , je les ai vraiment senti passer >_< ! Mais est-ce que je trouve que Sanshō dayū est un bon film ? Oui . Le jeu d'acteur est convainquant , les décors et les costumes sont de qualité , la réalisation est extrêmement soignée , tout est totalement maîtrisé , que ce soit la musique , les plans de caméras , les transitions entre les différentes scènes... Techniquement , c'est magnifique ! J'ai particulièrement été marquée par la scène du suicide (la disparition dans l'eau donne une impression d'avancée vers un autre monde et laisse donc un sentiment d'intemporalité plutôt que de fin nette) , la scène où la mère vieillie et affaiblie continue de chanter sa triste chanson malgré le peu de force qu'elle possède encore (peut importe la distance , la douleur , la dureté de la vie , l'amour véritable reste immortel ! ^o^) et la scène de retrouvailles finales (le désespoir de ne pas être reconnu dans un premier temps puis la reconnaissance grâce à un objet d'enfance) .

Conclusion : Une photographie et une maîtrise du montage absolument sublime , une bande son dissonante mais à l'utilisation intelligente , une histoire intense et poignante , des personnages bien écrits , un cri de révolte puissant... Un film excellent mais que je n'ai malheureusement pas réussi à apprécier pleinement (du coup j'ai l'impression que mon avis est franchement moyen et mes idées mal agencées , désolée les choupinous ! T_T) ; c'est triste mais c'est comme ça , parfois on devient accro à des séries clairement mauvaises et on passe à coté de potentiel chef-d'oeuvres , on ne choisit pas toujours ce que l'on aime .



Annyeong  ~



Have fun , Emi-chan <3

jeudi 18 avril 2019

[Lucky Sundays] Sérieux ?! C'est pas Near le successeur de L ?! O_O


                                  Death Note: New Generation               Death Note: Light Up the NEW World

                                                2016                                       2016
                                                Japon                                      Japon
                               Durée : 3 épisodes d'environ 20 min                 Durée : 2 H 15


Résumé épisodes SP : Cette mini-série, préquelle au film Death Note: Light Up the NEW World, se concentre sur les trois nouveaux personnages principaux du film : Mishima Tsukuru, Ryuzaki et Shion Yuki. Chaque épisode raconte la trame de l'un des personnages et comble l'écart de 10 ans avec les films précédents, qui ont eu lieu en 2005-2006, et le nouveau film qui se déroule en 2016.
Le premier épisode, "Rebirth", se concentre sur Tsukuru Mishima et sur la façon dont il rejoint le groupe de travail des forces spéciales en charge du dossier Death Note, qui continue de fonctionner pour enquêter sur les décès qui pourraient être causés par un Death Note. Le nouveau groupe de travail est dirigé par Matsuda Tota et les nouveaux membres sont également présents, notamment Nanase Sho.
Le titre "Rebirth" est une référence au retour de Kira.
Le deuxième épisode, "Dying Wish", se concentre sur le successeur de L, Ryuzaki. L'histoire implique l'examination d'une affaire concernant un meurtre en chambre fermée à la demande de J, un autre membre de Wammy's House, avec des encouragements de Near. Le nouveau personnage du film Sakura Aoi apparaît également dans cet épisode.
Le titre "Dying Wish" fait référence à une demande de L à Ryuzaki avant la mort de L dix ans plus tôt.
Le troisième épisode, "Fanatisme", se concentre sur Shion Yuki. L'histoire implique son traumatisme du meurtre de sa famille, pourquoi il est devenu un cyber-terroriste, et pourquoi il suit les traces de Kira. On voit également le personnage Amazawa Taichi, un criminel réformé qui regrette son passé, et la nature du crime et de la punition. Ryuk apparaît brièvement dans l'épisode.
Le titre "Fanaticism" fait référence aux sentiments de Shion envers l'original Kira. source nautiljon

Résumé film : Il s'agit de la quatrième adaptation cinématographique du manga Death Note.
Dix ans après la confrontation entre Kira et L, des Death Notes réapparaissent sur Terre et provoquent le chaos à nouveau. 
Tsukuru travaille pour les forces spéciales en charge du dossier des Death Notes en compagnie de six autres inspecteurs dont Matsuda qui a été témoin du cas Kira, dix ans auparavant.
Des meurtres de masse se produisent au Japon et aux États-Unis. Ryuzaki, digne successeur de L, va apporter son soutien à l'enquête et découvrir qu'il existe désormais 6 Death Notes qui pourraient bien être entre les mains d'une seule et même personne. source nautiljon

Casting : 
Higashide Masahiro dans le rôle de : Mishima Tsukuru
Ikematsu Sosuke : Ryuzaki
Suda Masaki : Shion Yuki
Aoyama Sota : Matsuda Momo
Fujii Mina : Nanase Sei
Fujiwara Tatsuya : Yagami Light
Funakoshi Eiichiro : Mikuriya Kenichi
Kaneda Akio : Sukahara Junro
Kawaei Rina : Aoi Sakura
Matsuyama Kenichi : L
Matsuzaka Tori : Bepo 
Mikami Kensei : Mikami Teru
Nakamura Shido II : Ryuk 
Sakaguchi Daisuke : Nia 
Sawashiro Miyuki : Ama 
Shirahane Yuri : Kiyokawa Haruna
Takei Ryosuke : Kuromoto Susumu
Toda Erika : Amane Misa



Avis d'Emi-chan et Mayu :

6/10 et 6/10 

Emi : Hey les choupinous ! Désolée pour la publication légèrement tardive de cet article (en général les [Lucky Sundays] c'est plutôt le mercredi >_<) , je suis en pleine période de révisions intenses puisque je suis des cours par correspondance et que je dois par conséquent passer tous mes examens (du premier et du second semestre donc) en même temps (du 9 au 21 mai... donc si vous n'avez pas de nouvelles de moi sur le blog durant cette période ne vous inquiétez pas , je serais juste suuuuper crevée T_T) ... Bon ok , "intenses" n'est peut être pas l'adjectif le plus approprié pour qualifier mes révisions , mais , comme je ne bosse sur presque rien durant l'année , j'essaye au moins de lire rapidement tous mes cours un mois avant les exams pour emmagasiner le maximum d'informations possible... je sais , c'est mal , mais j'ai toujours fais comme ça donc difficile de changer de mauvaises habitudes surtout quand elles fonctionnent relativement bien au final ^^" ; mais petit conseil : ne faites pas pareil les choupinous ! Les gens qui travaille dur sont vraiment plus cool que ceux qui se comportent comme des touristes en cours ! Bref , c'était la séquence "je vous raconte ma vie et justifie ça en finissant par une moral un poil plombante" XD ; maintenant passons à mon avis sur la nouvelle génération Death Note ! ^_^ 

Avant de parler du film , commençons d'abord par mentionner les trois épisodes spéciaux qui le précèdent et lui servent d'introduction . 
Avant toute chose , il faut savoir que nous ne les avons pas vraiment visionné dans des conditions optimales puisque : 1) la qualité de l'image était moyenne (480p) ; 2) la traduction en anglais était plutôt approximative (qualité google traduction) ; 3) les sous-titres étaient en jaune (moi ça me pique les yeux ^^") ; et 4) les fameux sous-titres anglais jaunes étaient placés pille au dessus des sous-titres japonnais blancs... Mais bon , c'était quand même regardable , c'est le principal ^^ .
Le premier épisode , intitulé "Rebirth" , dure une vingtaine de minutes et se concentre sur l'unité d'investigation spécialisée sur l'affaire des death dote et sur Kira . On survole ainsi très rapidement le profil de cinq ou six policiers avant de rappeler les événements qui se sont déroulés dans les premiers films (on se base en effet sur le scénario des adaptations cinématographiques et non pas sur celui du manga qui se termine un peu différemment) à l'aide de flash back créés grâce à la récupération d'images provenant des premiers films , ce qui permet de donner une certaine légitimité et cohérence à cette nouvelle histoire qui se déroule dix ans après celle originale . Au final , on apprend tout de même très peu de choses sur cette équipe d'inspecteurs ; cet épisode sert donc surtout à rappeler les événements passés , à commencer à mettre en scène ce qui sera la trame de base du film (les différents death note jetés sur Terre par les Shinigamis) et à introduire celui qui sera visiblement l'inspecteur principal de ce petit groupe (Tsukuru Mishima) .
Le second épisode porte le nom de "Dying Wish" , dure 23 minutes et se concentre sur le successeur de L : Near... ah bas non >_< : Ryuzaki (qui porte donc le même faux nom que L ^^') . Que dire , que dire , sur ce nouveau personnage ? Tout d'abord , il sort de nulle part . Je suis donc allée faire quelques petites recherches après l'épisode et j'ai découvert que c'est un personnage inspiré de Beyond Birthday , un perso qui n’apparaît que dans la nouvelle "Death Note: Another Note - The Los Angeles BB Murder Cases" (inspiré seulement puisqu'il ne possède pas ses traits les plus intéressants...) . Dans cet épisode , on le voit devant un gâteau (ce qui rappelle L) mais , au lieu de le manger entièrement , il ne prend que la fraise qui est dessus . On l’aperçoit ensuite taper sur un clavier d'ordinateur à l'aide de seulement deux doigts... mais plus rapidement que L . Puis il s'assoit de la même manière que L mais croque sa sucette sauvagement au lieu de la savourer . Ah ! Et petit détail capillaire : il a à peut près la même coupe que L mais avec une mèche blanche qui rappelle la couleur de cheveux de Near . Ce mystérieux Ryuzaki semble donc être un pot pourri créé à partir de morceaux de BB , de L et de N... Super ! >_< A tout cela rajoutez un coté dragueur (avec J) , une personnalité ultra arrogante et une moto pour se la péter . Voilà ! A part ça , cet épisode introduit également l'une des nouvelles propriétaires d'un death note qui , bien qu'elle semble tuer pour des raisons superficielles et futiles , ne se montre pas trop bête . En plus elle possède un look de hackeuse , avec capuche , verni coloré et chaussettes de couleurs différentes à chaque pieds . ^o^ Du coup , on peut dire que cet épisode m'a mieux introduit cette fille que le nouveau L ^^" . Le début était franchement moyen mais la fin remontait heureusement un peu le niveau .
Le dernier épisode s'intitule "Fanatisme" et dure 26 minutes ; c'est donc l'épisodes spécial le plus long mais également le plus cool . On se concentre ici sur le présent de Shion Yuki (qui possède un death note) et le passé de sa futur victime , Amazawa Taichi (un criminel réinséré dans la société qui semblent avoir réellement changé) . C'est le premier épisode qui bouge vraiment , et ça fait du bien ! On nous présente enfin un personnage choupinou badass et une histoire bien ficelée . Tout n'est pas blanc ou noir ici ; le monde est gris et les êtres humains aussi . Un meurtrier peut-il se repentir ? Et même si la réponse est oui , mérite t-il de vivre une vie heureuse alors que sa victime , elle , n'aura jamais de futur ? Si on décide de s'octroyer le pouvoir de choisir que non et donc de le punir au nom d'une justice supérieure , ne risquons nous pas de faire des proches de cet homme des victimes collatérales ? Toutes ces questions ne trouvent évidemment pas de réponses , chacun peut penser ce qu'il veut , mais en tout cas , à la fin de l'épisode , Shion Yuki choisi son camp lui , et cela est révélateur de sa personnalité . Vous vous en doutez , c'est évidemment l'épisode que j'ai préféré , et pas seulement parce que le rôle principal est joué par Suda Masaki (Pink and Gray / 35 sai no Koukousei) avec un look "total blanc" qui lui va magnifiquement bien , tout comme sa jolie coiffure , et que son perso passe son temps à faire des origamis magnifiques tout en s’asseyant presque comme L et en mangeant les chips préférées de Kira *o*... et je m'égare XD . Je disais donc : cet épisode et son cliffhanger de fin étaient assez cool pour me donner envie d'en voir plus ^o^ .

Conclusion : Chaque épisode de Death Note: New Generation introduit l'un des trois personnages principaux du film Death Note: Light Up the NEW World . Le premier épisode est mou et assez ennuyeux ; je suis mitigée quant au second ; cependant le dernier remonte heureusement le niveau et donne plutôt envie d'en savoir plus et donc de regarder le film qui le suit . Un préquel franchement bof mais qui arrive tout de même à remplir à peut près son objectif principal : donner envie de voir le film .




Passons au film maintenant . Il débute lui aussi sur un rappel des règles d'utilisation du death note , ce qui est un peu redondant , certes , mais au moins comme ça , si on n'a pas vu les trois épisodes spéciaux et qu'on ne connait rien à l'univers de la saga , ce n'est pas grave on n'est pas perdu pour autant . De plus , le personnage principal de cette première scène est un médecin russe , ce que je trouve vraiment sympa puisque cela permet à la fois de montrer que des death note ont été lancés partout dans le monde (et pas seulement au japon) , et d'aborder (ou plutôt de survoler) un sujet délicat : celui de la question de la légitimité de l'euthanasie (ou du suicide assisté) . Ce film démarre donc doucement mais surement jusqu'à ce que , patatra , tout s'écroule au bout de seulement treize minutes . On nous montre alors ce qui est probablement censé être une scène badass et intense d'une intervention d'urgence de l'équipe d'élite contre les crimes commis avec des death note... mais personnellement tout ce que j'ai vu c'est une ribambelle de flics mal entraînés qui tentent maladroitement de cacher leur visage pendant qu'ils poursuivent une cinglée qui tue n'importe qui sans raison avant de mourir comme une idiote . C'était affligeant ! Il y a tellement de choses qui m’horripile dans cette scène : 1) Arrêtez de vous cacher le menton avec votre pull les gars et portez des p*tains de masques sérieux ! Là n'importe qui peut tirer sur votre pull pour vous voir ! >_< ; 2) C'est ça l'équipe spéciale d'investigation ?! Ils sont encore plus nul qu'à l'époque de Kira et eux avaient au moins l'excuse de ne rien savoir des death note =_= ! ; 3) En moins de quinze minutes , le film a réussi à détruire l'un des deux seuls personnages qui avaient l'air sympas dans les épisode spéciaux (la fille au chaussettes colorées) . Super ! >_< Heureusement qu'il y a Suda Masaki au casting ! 
Voilà... Comme vous pouvez le voir , ça a commencé plutôt pas mal , puis vraiment très mal , entre Death Note Light Up The New World et moi ; c'est donc un début en deux teintes . Mais quant est il de la suite ? Et bien , elle est à l'image du début : il y a du bon et du mauvais ; c'est un film tiédasse quoi ^^" .
Commençons par les mauvais points , comme ça on gardera le meilleur (ou le moins pire , question de point de vue ^^") pour la fin . Je vais essayer de faire court vu que mon avis commence à ressembler à un roman pour ne rien changer ^^" : les policiers sont ennuyants , on ne sait rien sur eux , on se fiche donc de ce qu'il peut leur arriver ; Misa semble devenue plus raisonnable et mature avec le temps... mais finalement c'est juste une pourrie qui tue des innocents sans remords >_< ; et puis surtout il y a ce drôle de nouveau L qui est juste... je ne sais pas trop quoi mais ça ne fonctionne pas (en tout cas pas avec moi) . Il a des scènes où il est étrange , d'autres où il parait presque être un génie machiavélique , tout est fait pour qu'il me plaise et pourtant , non , définitivement ça ne marche pas ! Il y a quelque chose en lui qui me fait penser au faux Levi dans le live action de Attack on Titan et ça me bloque >_< . 
Du coté des bons points maintenant : j'ai trouvé que mentionner et remettre des images des acteurs des premiers films était une bonne idée , cela facilitait le rattachement de cette nouvelle histoire à celle originale qui se déroule dix ans auparavant . J'ai également trouvé la modélisation des Shinigamis plutôt réussie , j'ai apprécié revoir Ryuk et j'ai adoré Arma . Elle était vraiment super mignonne et touchante ; c'était d'ailleurs l'un des rares personnages dont le sort m'importait . J'ai également été agréablement surprise par Tsukuru Mishima qui s'est révélé être cool dans plusieurs scènes (je me suis d'ailleurs dit , à tord ou à raison , "Attend c'est louche , si l'acteur (Higashide Masahiro - Crows Explode) est capable d'avoir l'air aussi badass dans la scène de vol de death note en colaboration bromance avec le L imposteur ^^' pourquoi est-ce qu'ils lui font jouer un personnage relativement mou ?") . Et puis évidemment , j'ai aimé Shion Yuki , le personnage de Suda Masaki ! Il est mystérieux et badass , même si le twist de fin peut laisser supposer qu'il était moins intelligent et manipulateur qu'il en avait l'air , ce qui est un peu décevant...
Justement , finissons ce long avis en parlant de la fin . Elle n'est classée ni dans les mauvais points ni dans les bons car je la trouve mitigée . Le twist final est , selon moi , mal maîtrisé . Soit Neo Kira est un "game master" vraiment bof bof , soit il avait tout prévu (et dans ce cas c'est le successeur de L qui est décevant) et est super tordu puisqu'il a fait en sorte de marquer le nom d'une certaine personne à l'avance dans un death note pour être certain que cette fameuse personne puisse lui faire toucher son death note à un moment crucial pour qu'il retrouve ses souvenirs , puis qu'il devienne assez amis avec pour qu'il vienne le libérer de sa cellule avant de mourir sur le "trône" après lui avoir légué son héritage ce qui lui permet d'être légitimité... Tordu ou bancal ? A vous de voir... ^^ En plus de cela , à la fin on annonce que le prochain successeur ne sera pas non plus Near... Sérieux ? C'est le pompon là ! >_<
Mais bon , tout n'est pas à jeter , heureusement ; j'ai notamment adoré enfin adoré... c'était triste mais cool quoi la scène de mort d'un certain personnage qui ressemble à celle d'un autre perso du manga : Matt (c'est un bel hommage si c'est volontaire ^o^) ainsi que celle du "coup de foudre" entre "faux Neo Kira" et Neo Kira que je ship du coup encore plus que Ryuzaki et Mishima , hehe =^_^= . Toujours finir sur une touche de bromance positive , c'est important ! ^^
Ah ! Sinon , dernier point qui m'a amusé : Ryuk semble aimé Shion Yuki plus que Light (Kira) ; il l'aide beaucoup plus (notamment en l'aidant à découvrir le visage des policiers) et semble s'amuser encore plus avec lui (en même temps Shion lui laisse plus de pommes à disposition et puis il est plus mignon , hihihi... en tout cas que la version film et manga , après ça se vaut avec la version drama parce que l'acteur (Kubota Masataka - Tokyo Ghoul Live Action) y est génial ! *o*) . Bref , je m'égare à nouveau XD .

Conclusion : Un film inspiré de l'univers Death Note qui possède des bons et des mauvais cotés . Ce n'est clairement pas transcendant mais ça permet tout de même de passer un bon moment . 





Mayu : Ce lucky Sunday est un peu particulier puisqu'il contient 2 semaines de visionnage. La première semaine, nous sommes tombées sur le premier OAV de 20 min de Death Note: New Generation, la série en contenait 3 donc on a regardé les 3 OAV de 20 min chacun. Ces derniers  se contentent de présenter les personnages. Lors de la deuxième semaine, on a donc regardé le film puisque les OAV n'était pas assez conséquent pour écrire un article dessus. 

J'aimerais tout d'abord resituer un peu l'article en présentant ce que représente Death Note pour moi. Je sais qu'il y a énormément d'adaptation de ce manga (anime, drama, films ...), mais n'ayant vu que l'anime, je ne me permettrais pas de parler de certains détails comme les règles du death note par exemple, puisque je ne pense pas être assez calée pour le faire.
Les Oav et le film se passe 10 ans après la mort de Kira, de nouveaux death note apparaissent et donc il faut de nouveau traquer les porteurs. Cette fois, nous suivons plusieurs personnages en même temps, Mishima Tsukuru des forces spéciales, Ryusaki le nouveau L et le nouveau porteur du death note de Ryuk. Et déjà, le premier problème se présente. Le nouveau L est un des enfants de l'orphelinat qui n'est apparu que dans une nouvelle. Il ne s'agit donc pas de Near qui, si je me souviens bien, devait être le successeur de L, mais d'une nouvelle tête dont je n'avais encore jamais entendu parler. Le problème est que je ne l'ai pas trouvé attachant (et que j'étais déçue parce que je suis une grande fan de Near >_<). Si L avait les sucreries, Near les jeux et Melo le chocolat, Ryusaki n'a pas du tout cet aspect, et au contraire, il dénigre toute cette partie. C'est donc un personnage intelligent et borderline (comme les autres) mais qui n'a pas d'aspect mémorable et attachant et qui s'oppose aux autres par son comportement. 

Deuxième problème que j'ai pu rencontrer, certaines choses développées dans les Oav sont complètements délaissées dans le film. Par exemple, dans un des OAV, on nous présente une nouvelle porteuse de Death Note, bien qu'elle tue juste par plaisir, elle semblait tout de même avoir une certaine intelligence et un côté badass, ce qui aurai pu remonter l'estime des personnages féminins de la série (je ne dirai pas ce que je pense de Misa Amame =_=). Cette même personne, apparaît au début du film, elle fait quelque chose de complètement idiot et se fait tuer. Pourquoi avoir développé ce personnage pour ensuite ne rien en faire d'intéressant ?? Et il n'y a pas que ce personnage !! Near et J apparaissent dans les Oav mais pas dans le film. Le nouveau porteur de Ryuk (Shion Yuki) est présenté comme prometteur mais finalement est complètement discrédité à la fin du film. Arma une shinigami, n'est pas assez développée pour nous toucher pourtant son personnage était lui aussi prometteur. Bref, il y a pleins de petits détails qui ne sont pas cohérents et qui font que ce film n'est pas à la hauteur du reste de la série.

Troisième problème, la fin. Je pense que c'est le plus gros point négatif du film, elle est fouillis, pas cohérente et décevante. On assiste à une surenchère de moment plus kitsch les uns que les autres, avec des personnages qui réapparaissent alors qu'on les a vu 5 minutes max dans le film, des personnages qui meurent pour rien et une overdose de sentiment qui arrive de nulle part.  

En me relisant, je me suis aperçue que je n'avais fait que critiquer cette nouvelle version, pour régler ce petit problème je vais quand même ajouter quelques points positifs (si j'en trouve XD). Tout d'abord, j'ai été heureuse de retrouver l'univers de Death Note, ça m'a rappelé de très bon souvenirs et même si cette adaptation n'est pas sans défauts, j'ai tout de même apprécié revoir les shinigamis et toutes leurs spécificités. 
De plus, je pense que les réalisateurs se sont trompés de format, le film est trop court pour développer correctement tous les personnages, il aurait été préférable de faire une série où chaque personnage aurait pu être exploité d'une façon plus approfondie et où il aurait été intéressant de voir les relations entre porteurs que ce soit dans des combats ou des alliances. Donc ce n'est pas que cette version est nulle, elle a du potentiel mais il a été mal utilisé. 

Pour conclure, je pourrais comparer ce Death Note à une version raté de la première version, rien de très nouveau n'est abordé (à part la pluralité des Death note) et les choses intéressantes sont bâclées et pas achevées. Donc je reste déçue par ce film qui avait le potentiel pour être bien meilleur !! Il y a encore pleins de choses à faire de cette licence alors j'espère qu'elle ne s’arrêtera pas comme ça ^^. 


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Trailer : #


Annyeong  ~



Have fun , Emi-chan et Mayu <3

jeudi 4 avril 2019

[Lucky Sundays] Fais du plus grand mensonge de ta vie une réalité !


Smuggler

2011
Japon
Durée : 1 H 55
Age conseillé : 12 +
Titre alternatif : Sumagura : Omae no mirai o hakobe

Résumé : Ryosuke Kinuta est âgé de 25 ans et a renoncé à devenir acteur. Il devient accro aux jeux et finit par se ruiner et s'endetter. Une banquière du nom de Yuki Yamaoka lui propose alors du travail : celui de contrebandier, où il collaborera avec Jo et Jijii. Son travail consiste à faire disparaître des cadavres et à transporter des marchandises illégales. 
Mais le jour où Kinuta et ses deux compagnons sont chargés de transporter une "marchandise vivante", un problème survient. Il va alors devoir montrer ce qu'il vaut en tant qu'acteur et transformer son plus gros mensonge en vérité afin de rester en vie... source nautiljon

Casting :
Tsumabuki Satoshi dans le rôle de : Kinuta Ryosuke
Nagase Masatoshi : Jo
Matsuyuki Yasuko : Yamaoka Yuki 
Gashuin Tatsuya : Jijii
Abe Tsuyoshi : Fu Yi Zhang
Ando Masanobu : Sebone
Kohinata Fumiyo : Nishio Kenji
Mitsushima Hikari : Tanuma Chiharu
Takashima Masahiro : Kawashima Seiji
Tei Ryushin : Naizo
Terajima Susumu : Un ami de Jo
Morishita Yoshiyuki : L'employé du combini
Osugi Ren : Un officier de police
Matsuda Shota : Un policier
Tsuda Kanji : Aloha man
Shimada Yohachi : Tanuma Haruji


Avis d'Emi-chan et Mayu :

7/10 et 8/10

Emi : Hey les choupinous ! Avec un jour de retard , voici un nouvel article [Lucky Sundays] sur un film japonnais de 2011 (le plus vieux que nous ayons tiré au sort depuis le début de cette rubrique , donc ; et on ne va pas se mentir , ça s'est un peu senti quand même >_<) . Pourquoi ce retard ? Et bien tout d'abord à cause de quelques problèmes personnels (malheureusement habituels) , et puis surtout parce que ma petite maman a fini à l’hôpital avec un traumatisme crânien donc , voilà , pas le temps et le cœur à écrire , désolée les choupinous ! Mais bon , je me suis quand même souvenue , à trois heures du matin , qu'il fallait que j'écrive au moins un petit quelque chose . Voici donc le travail de mon dur labeur... haha >_< Bon ok , au moment où j'écris ces lignes je n'ai pas encore écrit mon avis donc je ne peux pas savoir à coup sûr si la qualité sera au rendez-vous mais je peux déjà deviner que la quantité n'y sera probablement pas . En effet , Smuggler ne m'inspirait déjà pas grand chose lorsque j'ai écrit un (trop) bref brouillon d'article à son sujet juste après l'avoir visionné , alors je sens bien que je vais malheureusement galérer à écrire un avis correct dessus maintenant qu'il s'est écoulé huit jours depuis son visionnage et que , pour ne rien arranger , je n'ai absolument pas du tout la tête à ça . Du coup , je gagne du temps (ou plutôt des lignes ici ^^) en vous racontant ma vie et mes déboires ; oui c'est malhonnête je sais mais , que voulez-vous , je vous ai habitué à des avis de la taille de minis romans alors je ne peux pas faillir à ma réputation en vous servant un article trop petit aujourd'hui , ne ? Bon allez , assez perdu de temps , passons à ma réelle critique de ce film (et dans le pire des cas , si jamais elle est vraiment nulle , il y aura toujours celle de Mayu pour rattraper le coup ^^) ; let's gooo ! ^o^ 

Comme je viens de le dire , il n'y a pas énormément de choses qui me viennent à l'esprit en pensant à Smuggler (en tout cas pour le moment , d'ici la fin de mon avis il y en aura peut être plus avec un peu de chance ^^') . Pourtant je n'ai pas trouvé ce film mauvais . Il y avait des passages un peu longuets par moments , c'est vrai , mais je n'ai pas ressenti d'ennuie devant ce film et j'ai trouvé l'histoire intéressante à suivre . En fait , ça avait même super bien démarré entre Smuggler et moi puisqu'en voyant la scène du casino (au début , lorsque Kinuta Ryosuke se retrouve face à une machine à sous truquée qui lui offre de l'argent sur un plateau , qu'il affiche un grand sourire de vainqueur alors qu'il vient de commettre un acte abjecte... et que l'on peut apercevoir les flics derrière lui prêts à l’arrêter) , je me suis dit "Ah oui ! Si tout le film est rempli de scènes brillantes et sarcastiques comme ça , je vais passer un super moment !" . Malheureusement je n'ai pas ressenti ce même engouement de nouveau par la suite , néanmoins il y a tout de même plusieurs scènes qui ont réussi à me marquer .  
Tout d'abord , j'ai apprécié la plupart des scènes d'humour (très souvent noir et cynique) telles que celle du "Melon-lunettes" , celle du "crématorium improvisé" où ils déplacent les corps comme de simples objets , ou encore celle de "l'activation loupée de super pouvoir" où Kinuta Ryosuke se retrouve à devoir porter à bout de bras un panier rempli de cadavres tout en devant faire illusion devant les policiers (avec un petit caméo de Matsuda Shota au passage ^o^) pour qu'ils continuent de penser que ce panier est rempli de linges (ce qui est donc évidemment plus léger ^^") ; il finit par manquer de force pour le soulever et par devoir faire appel au pouvoir du flash-back des héros faibles qui deviennent miraculeusement puissants en se souvenant des persécutions qu'ils ont subi... ce qui ne marche absolument pas ici XD . Il s'en sort finalement en utilisant ses talents d'acteur , c'est à dire en se blessant volontairement pour s'injecter du sang dans les yeux... Ouch ! S’enchaînent donc ici une scène à l'humour déjanté et une scène beaucoup plus gore ; schéma que l'on retrouvera à de multiples reprises dans Smuggler (on peut donc dire que ce passage est à l'image du reste du film : déjanté et gore) .
Niveau scènes délurées marquantes , on a évidemment le "combat en mode l'exorciste" où Vertèbre se met à courir en position du pont et à se déplacer sur les murs et le plafond tel un Wendigo de Until Dawn , ainsi que les scènes de combats au ralenti (des ralentis qui semblent parfois réalisés par les acteurs eux même et non grâce au mode slow motion de la caméra ^^) .
En ce qui concerne le gore , Smuggler choisie une approche étonnement subtile . J'ai téléchargé ce film il y a très longtemps (surement en 2012) et , de ce que je me souvenais , il était déconseillé au moins de dix-huit ans à cause de ses nombreuses scènes sanglantes et choquantes . J'ai donc été assez surprise de découvrir que , sur nautiljon tout du moins , il était seulement déconseillé au moins de douze ans (va savoir si mes souvenirs sont erronés ou si le csa étaient plus sévère à l'époque ^^') . Maintenant que j'ai vu le film , je me dit que les deux conseils d'âge peuvent être justifiés . Seulement moins douze ans ? Oui parce qu'au final rien de réellement gore n'est montré à la caméra , tout est fortement suggéré mais soit les scènes coupent avant de devenir trop sanglantes et choquantes , soit elles sont tournées de façon comiques . Mais , et le moins dix-huit ans alors ? Et bien , selon moi , il est également à prendre en compte car , même si le gore n'est pas montré , il est tellement bien suggéré que les scènes peuvent tout de même dégoûter et choquer les spectateurs (en particulier l'atroce mais très réussie scène de torture finale qui est particulièrement difficile à regarder ! >_<) . Autres scènes également dérangeantes et difficiles à regarder , en tout cas selon moi : à peu près tous les passages qui incluent le fils du mafieux mort (sa personnalité instable et les costumes bizarres qu'il enfile pour torturer le "héro" sont vraiment dérangeants >_<) et surtout la scène de "bromance" glauque entre un Viscère trop entreprenant et un Zhang gêné car sur le point de le trahir , scène complétée par un arrière plan constitué de deux filles droguées en train de simuler des relations sexuelles elles aussi bien dérangeantes O_o Ah bah là , j'peux vous dire que mes petites bromance et womance toutes pures en prennent un coup ! >_< Bon heureusement toutes les relations ne sont pas aussi repoussantes ; il y a la bromance Vertèbre-Viscère qui est tragique , étrange mais assez belle , ainsi que le début de bromance entre Vertèbre et Kinuta que j'aurai aimé voir continuer . On peut également voir se décider un triangle amoureux possible entre la femme du mafieux mort , Jo et Kinuta . Cependant le film se concentre quand même principalement sur l'action (les scènes de combats , de vengeance...) laissant peu de place dans cette histoire à la description des personnages qui restent par conséquent assez creux . On ne s'attache donc malheureusement pas vraiment à eux et leur destin (souvent tragique) ne nous impacte pas autant que si on avait prit le temps de nous les présenter un peu plus . J'ai tendance à pleurer facilement alors si je ne pleure pas en regardant un film (qui contient des scènes de morts , de ruptures , bref de tout et n'importe quoi d'un peu triste XD) , ce qui a été le cas ici , on peut généralement en conclure que c'est parce qu'il manquait un petit quelque chose à ce film pour réussir à me toucher .
La fin aussi m'a laissé sur ma faim . J'ai aimé le passage "Fais du plus grand mensonge de ta vie une réalité" où la "gentille victime" se transforme en "tueur badass" suite à une "petite" séance de torture durant laquelle il perd son audition avant de la retrouver miraculeusement (... ce qui me rappelle d'ailleurs le fait que les personnages de ce film ont beau se prendre des multitudes de coups , en général , ils n'ont pas beaucoup de blessures impressionnantes pour autant O_o) et qui change de couleur de cheveux en un temps record (cheveux blancs + torture + changement de personnalité = Tokyo Ghoul ? Mais qui a donc copié sur l'autre ? Smuggler est tiré d'un histoire de Shohei Manabe publiée en 2000 , longtemps avant Tokyo Ghoul dont la publication démarre en 2011 il me semble . Cependant , n'ayant pas lu l'oeuvre de Shohei Manabe , je ne peux pas dire avec assurance si il avait déjà intégré ce changement capillaire dans son scénario original ou si c'est un rajout fait pour le film sortit la même année que le début de Tokyo Ghoul . Du coup , le doute reste permis ^^) . Bref , le véritable sujet était la fin du film , j'y reviens donc . D'un coté , j'ai aimé ce final positif qui donne de l'espoir quant au futur du protagoniste ; mais , d'un autre coté , je me dis qu'après avoir vécu tout ça il y a peu de chance qu'il puisse reprendre une vie normale . Le sourire qu'il lance à la toute fin peut avoir deux sens : un positif (c'est un véritable sourire de reconnaissance envers les amis spéciaux qu'il s'est fait et grâce à qui il peut enfin démarrer une nouvelle vie) ou un plus négatif (c'est un sourire de vainqueur , fier d'avoir obtenu de l'argent peut importe les moyens immoraux mis en oeuvre pour cela ; ce qui rappelle son sourire du début lors de la scène du casino que j'ai mentionné un peu plus haut) . Dans tout les cas , il a de forte chance de ne pas pouvoir se retenir de tuer dans le futur à cause de la nouvelle personnalité qu'il vient de développer et je pense que ça aurait pu être sympa d'avoir une suite où l'on suit son quotidien de Dexter en puissance (tueur de criminel en secret donc ^^") .

Conclusion : Ce film est un parti pris (oui je regarde Top Chef en ce moment , ça déteint sur moi XD) . Plus sérieusement , Smuggler est un film très particulier qui met en scène des scènes de combats trop rapides et d'autres trop lentes , des scènes de torture plus suggérées que montrées mais pourtant très dures à regarder , et des scènes d'humour morbide et déjanté . Un film qui ne fera donc pas l'unanimité mais qui plaira beaucoup à certains quand même .
Le mot de la fin ? : Bon bah , finalement , j'ai encore écrit un roman , la quantité est donc là , pour la qualité je vous laisse seuls juges les choupinous ^^ .



Mayu : Smuggler est un film japonais réalisé en 2011 racontant l'histoire de Ryosuke Kinuta qui, après être devenu accro aux jeux, finit par s'endetter. Pour rembourser ce qu'il doit, il finit par travailler comme contrebandier avec deux autres coéquipiers. Tout ce bouscule quand Kinuta et ses compagnons doivent transporter un tueur. 

Smuggler est donc un film sombre et sanglant qui montre à la fois les guerres entre mafias, les meurtres et la violence, et le côté "nettoyage" avec les travailleurs au noir qui se débarrassent des corps sans se faire repérer. J'ai bien aimé ce décalage qui nous est montré dès la première scène. On a tout d'abord la scène d'action sanglante qui se termine en boucherie et puis les femmes de ménage qui rendent comique toute cette effusion de sang en venant nettoyer les corps. Le scénario en lui même est bon, les thèmes sont bien traités et les différents genres (comique, action, drame, psychologique) se mélangent très bien et ils sont tous présents sans pour autant prendre la place des autres. De plus, le film évoque aussi beaucoup de questionnements que j'ai trouvé très intéressants. Tout d'abord, il y a Vertèbre (Sebone), c'est un tueur travaillant pour la mafia chinoise. Il est assez particulier puisqu'il côtoie et apporte la mort mais en a en même temps très peur. Ce petit aspect donne une profondeur insoupçonnés à un personnage qui ressemble plus à une arme qu'à un être humain. Et puis, il y a le personnage principal, Ryosuke Kinuta, qui est un peu le vilain petit canard de ce film. Il n'est pas du tout habitué à vivre dans ce "monde" et on le voit tout le long du film, il est trop gentil. Cette gentillesse que l'on peut qualifier de naïveté apporte au film une certaine lumière à côté de tous ces personnages corrompus. Et pourtant, le film est totalement contre cette gentillesse puisque ce personnage se fait insulter, torturer et maltraiter du début à la fin. Ce n'est qu'à la toute fin que deux des personnages se montrent reconnaissants envers lui mais ce n'est pas grand chose au vu de tout ce qu'il a dû subir. Smuggler aborde donc lui aussi la dualité entre bien et mal mais cette fois, le bien est clairement réduit face au mauvais qui est très présent dans le film sous différente formes puisque entre ceux qui tuent, ceux qui torturent, ceux qui recherchent le pouvoir, et ceux qui recherchent l'argent tous les personnages sont viles. 

Côté réalisation, bien que le film date un peu, je l'ai trouvé très bien. La scène de torture est particulièrement dérangeante, malsaine et je n'ai pas pu m'empêcher de grimacer en entendant les cris de cette scène. Seul petit bémol, les effets spéciaux qui pour quelques scènes sont très bizarres. Par exemple, la vitesse et l'agilité surhumaine de vertèbre ou encore les renfoncements dus à une attaque de nunchaku à la tête. Autre petite chose, pourquoi à la suite de la scène de torture, le personnage se met à avoir les cheveux blanc O_O ? Est ce un clin d’œil a Tokyo Ghoul qui a commencé à être publié à peut prés à la même période ou est ce Tokyo Ghoul qui fait un clin d’œil à Smuggler ? Selon moi, les deux scènes se ressemblent beaucoup =3=. 

Pour conclure, Smuggler est un bon film, le scénario sombre est très intéressant, la réalisation bien que quelque peu farfelue par moments, reste elle aussi très bien exécutée. Les personnages sont tous corrompus de manières différentes et cachent tous une envie différente. Je n'ai vraiment rien à redire de ce film qui ne m'a pas ennuyé une seule seconde. 



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Trailer : #


Annyeong  ~



Have fun , Emi-chan <3

mercredi 27 mars 2019

[Lucky Sundays] La réalité est un monde sans couleur .


Pink and Gray

2016
Japon
Durée : 1 H 59
Titre alternatif : Pink to Gray 

Résumé : Shiraki Rengo et Kawata Daiki se connaissent depuis leur plus tendre enfance, passée dans le même immeuble. Devenus de jeunes adultes, ils sont repérés par une petite agence. Emménageant dans le même appartement, ils essaient de percer dans le milieu du showbiz.
Rengo commence à se faire remarquer et obtient de plus en plus de rôles alors que Daiki doit se contenter de jouer les figurants. Une fois de plus, ce dernier a l'impression que son ami est toujours en avance sur lui mais le soudain suicide de Rengo va redistribuer les cartes. source nautiljon

Casting :

Nakajima Yuto
Suda Masaki 
Kaho 
Kishii Yukino
Yagira Yuya
Chiba Tetsuya 
Hashimoto Jun 
Irie Jingi
Kishima Roy
Kobayashi Ryoko
Makita Sports
Miyazaki Yoshiko
Niitsu Chise
Shinohara Yukiko
Takarada Arisa
Yashiba Toshihiro
Kato Shigeaki
Yukisada Isao


Avis d'Emi-chan et Mayu :

8,5/10  et 6/10

Emi : Hey les choupinous ! Devinez quel jour nous sommes... Yup , mercredi ! C'est donc l'heure de notre rendez vous [Lucky Sundays] hebdomadaire , yeah ! ^_^ Au programme aujourd'hui , un film japonais (ah bas à force de tiret au sort nos visionnages , on allait bien finir par tomber sur un film non coréen au bout d'un moment XD) .

Pink and Grey est un film qui possède plusieurs particularités ; la plus grande étant d'être basé sur le livre du même nom écrit par Shigeaki Kato , un membre du groupe NEWS (information que Mayu et moi n'avons d'ailleurs découverte qu’après notre visionnage ) , et de faire mention de cette oeuvre au milieu de l'histoire pour créer un retournement de situation total . Tout le film est ainsi conçu sur un système de miroir inversé et passe donc son temps à jouer avec les faux semblants et les apparences pour se jouer de nous . Les relations entre les personnages (que ce soit entre le triangle amoureux Rengo-Sally-Daiki , entre la bromance Rengo-Daiki , ou encore entre Rengo et sa sœur) sont complexes et pour le moins ambiguës . De plus , le point de vue narratif est interne et , par conséquent , subjectif . Un certain personnage nous raconte son histoire , ou tout du moins sa version de l'histoire , mais cela ne veut pas dire que tout est véridique pour autant : ce personnage peut se tromper sur certains faits ou même nous cacher volontairement des choses qui ne seraient pas avantageuses pour lui ; il faut donc savoir lire entre les lignes par moments pour découvrir une autre facette possible de l'histoire . De plus , comme le point de vue n'est pas omniscient , on ne sait pas ce qui se passe dans la tête des autres personnages ; cela peut donc être frustrant d'apprendre qu'on ne saurât jamais vraiment avec certitude pourquoi Rengo s'est suicidé (ne vous inquiétez pas , ce n'est pas un spoil , ce suicide intervient au bout de deux minutes de film ^^") . Mais bon , personnellement , ça ne m'a pas dérangé puisque j'ai trouvé ce parti pris plutôt réaliste : en effet , en général , on sait rarement pourquoi l'un de nos proche de nature visiblement joviale décide de se suicider tout d'un coup . Les gens cachent tous des choses et on ne les connait jamais vraiment à cent pour cent . Ici , tout ce qu'on sait de la "victime" c'est qu'elle a des tendances mélancoliques , tout comme sa sœur et son grand père , et que sa famille semble se passer la phrase "On ne fait pas ce que l'on aime mais ce pourquoi on est fait" comme une malédiction : le grand père la dit à la sœur qui la dit à son tour à Rengo qui la dit à son meilleur ami qui met fin à la malédiction en ne réussissant pas à mettre fin à ses jours et en s'inventant une conversation avec le dernier mort pour tenter de trouver un sens à son suicide . Au final , le message qui en ressort et qu'il est inutile , voir nocif , de chercher des réponses en vain aux choses qui nous dépassent et que , pour pouvoir vivre sa propre vie pleinement , il faut commencer par faire son deuil correctement .

Il y a de nombreuses choses que j'ai beaucoup apprécié dans ce film et qui m'ont assez intéressé pour que je ne ressente aucun ennuie durant ce visionnage (au point que je ne me rende même pas compte que c'était en VOSTA et non pas en VOSTFR , haha ^^') .
Tout d'abord , j'ai adoré l'originalité de la réalisation ; j'ai d'ailleurs découvert en préparant cet article que le réalisateur de Pink and Gray (Isao Yukisada ) est le même que pour le film Go qui est mon tout premier film japonais et qui , lui aussi , était assez spécial ^^ . Bref , revenons en à nos chatons moutons . J'ai particulièrement adoré la scène du ballon qui était assez poétique : les trois personnages principaux regarde le même ballon passer sous leurs yeux ; ils sont à la fois si proches (géographiquement) et si éloignés (Rengo vit désormais dans un autre monde que ses amis) . Pareil pour les jeux de couleurs et de lumières qui apportaient une ambiance particulière au film et qui permettait surtout de marquer la scission entre les deux parties du films démarquées clairement par un twist original et inattendu ; ce qui est plutôt rares de nos jours (en tout cas c'est rare que je sois surprise personnellement ^^") puisque les films ont trop souvent tendances à se ressembler et à rester dans des codes bien convenus . Les scènes avant le twist de milieu sont en couleurs , tandis que celles qui se déroulent après bénéficient d'un filtre noir et blanc (un peu sépia sur les bords , non ? en tout cas je le vois un peu sépia moi ^^) qui met en évidence le fait que la vie réelle est sans saveur , sans couleur , comparée à la fiction . Les gens sont moins sympathiques que prévu , le masque des célébrités se brise et on découvre une part plus sombre de leur personnalité : prostitution , paparazzades , boites de nuit louches , violence , alcool , tabac et probablement drogue aussi (vu comment un certain personnage se marre en se faisant tabasser... mais bon sa personnalité est plus que mystérieuse et même ses vêtements semblent sortis d'une époque passée dans cette scène donc le doute est permis ^^') . Les couleurs ne reviennent qu'à la fin du film ce qui pour moi peut avoir deux significations possibles : 1) Une fois son deuil fait , le personnage principal voit à nouveau la vie de façon optimiste (ce qui confirme la thèse du message positif renvoyé par ce film ; celle dont j'ai parlé un peu plus haut) . 2) Si les couleurs reviennent c'est parce que nous sommes retournés dans un monde irréel , idéalisé... ce qui signifierait que la fin du film est sombre , que le personnage principal a réussi son suicide contrairement à ce qu'on nous laisse penser aux premiers abords et que la vie réelle est donc définitivement sans saveur ; le seul moyen d'y échapper , de "vivre" à nouveau heureux est de mourir (... joyeux , ne ? bon après c'est seulement ma vision des choses hein . Etant moi même du genre mélancolique , j'ai peut être une vision erronée de la situation , qui sait ? ^^") . Bon assez parlé de ça , passons à la suite !
Autre point que j'ai trouvé agréable : toute l'histoire se déroule dans une certaine lenteur ; des ellipses sont faites (on évite donc globalement le risque d'ennuie) et on suit l'évolution des personnages sur plusieurs années selon leurs expériences de vie . 
J'ai trouvé que toutes ces particularité avaient un style très "littéraire contemporain" ; la mélancolie , trait commun ici aux membre de la famille de Rengo , rappelle celle dont souffrent les artistes , écrivains et génies incompris (Flaubert , Baudelaire , le Mal du siècle , tout ça tout ça , je ne vais pas vous faire un court dessus hein ^^") . De plus , le fameux twist et les scènes qui le suivent m'ont fait le même effet que la fin du roman La Nuit qui ne finit pas d'Agatha Christie (twist final jouissif mais frustrant , sentiment de trahison même si les indices permettaient de deviner le coupable avant la révélation) et m'ont un peu rappelé le changement de perspective dans Les Ames Fortes de Jean Gionno (certains personnages paraissent inoffensifs , puis on apprend des choses plus sombres sur eux ; au final le doute plane , rien n'est totalement confirmé ou contredit... bref c'est super raccourci mais je ne suis pas là pour vous parler de ces deux livres aujourd'hui , ce sera peut être pour un autre jour mais pour le moment je retourne à mon avis sur Pink and Gray ^^ :) . La scène de l'accident ou suicide à la fin de la danse de la sœur de Rengo m'a , quant à elle , totalement fait penser à la fin du film Black Swan (pareil pour les thèmes de l'obsession , de la recherche d'identité , de la jalousie et du coup de la célébrité) . Pleins de références flatteuses qui illustre donc bien le fait que j'ai aimé ce film ! ^o^
Autre point que j'ai trouvé sympathique : l'affiche du film teintée de rose où l'on peut voir le même effet miroir que dans le film ! Je l'ai trouvé esthétique avant de voir le film et ingénieuse après l'avoir visionné . ^_^
Comme à mon habitude , j'ai évidemment apprécié le coté "encadré" du film : le dialogue "Prends ça !" , qui se trouve durant la scène où l'on voit les personnages enfants jouer ensemble pour la première fois , est repris juste avant le lancement des crédits de fin de film . 
Pour finir , j'ai trouvé le casting globalement très bon . Nakajima Yuto (Risou no Musuko) m'a agréablement surprise dans le rôle de Rengo ; ce n'était ni mon acteur ni mon Jonny's préféré quand j'étais petite mais là je dois bien avouer qu'il a vraiment progressé niveau jeu d'acteur ! Quant à Suda Masaki (35 sai no Koukousei / High School Debut) , je l'ai trouvé excellent comme à son habitude . Il nous montre ici une palette très larges d'expressions : son personnage fait de la peine , à l'air un peu "concon" sur les bords , puis il fait flipper et à l'air d'un conn*rd ; il arrive à paraître tour à tour attachant et détestable , mignon et badass . La scène où il doit jouer une fausse bagarre en mode "bon acteur" puis en mode "acteur dépassé par son trac" est particulièrement impressionnante . Sinon , les deux actrices principales , Kaho (Kurosaki-kun no Iinari ni Nante Naranai SP) et Kishii Yukino (Yuusha Yoshihiko to Maou no Shiro) , n'étaient pas mauvaises non plus mais malheureusement le film ne les mettaient pas vraiment en valeur car il n'est clairement pas féministe (entre le rôle de la plante verte totalement ennuyeuse et passive qui se laisse quasiment violer , et celui de la p*te réduite à un simple objet sexuel , on peut dire que les figures féminines sont super bien représentées... haha >_< Nan , sérieux , c'est le seul gros point noir du film !)

Conclusion : Un film à double tranchants qui ne plaira pas à tout le monde . Il peut sembler ennuyeux et pompeux , ou passionnant et intelligent . Il n'est pas vraiment divertissant et il faut être concentré et de ne rien louper de l'histoire pour réussir à comprendre . Mais personnellement j'ai adoré donc je vous le conseille ; qui ne tente rien n'a rien , ne ? ^o^




Mayu : Pink and gray est un film japonais, racontant l'histoire de Shiraki Rengo et de Kawata Daiki. Ils sont amis d'enfance et habitent dans le même immeuble, ils sont repérés par une agence et commencent à faire des petits contrats comme figurants etc ... Rengo devient de plus en plus populaire alors que Daiki reste en bas de l'échelle. Alors que les deux amis s'éloignent l'un de l'autre, le suicide de Rengo va tout bouleverser. 

Ce film est le premier film japonais que nous regardons pour les lucky sunday, il est tiré d'un livre du même nom écrit par Kato Shigeaki (NEWS). Je vous annonce dés le début que je ne pourrais pas développer dans les détails la deuxième partie au risque de retirer tout l’intérêt du film. Après cette parenthèse, rentrons dans le vif du sujet.
Le scénario est divisé en deux parties comme je l'ai expliqué au dessus. La première reprend le synopsie et développe une belle amitié qui va être polluée par la jalousie, l'envie et la distance mais qui va tout de même tenir bon jusqu'au bout. J'ai apprécié le développement de cette amitié, on voit bien que le métier d'acteur, le temps qui passe et Sally (leur amie d'enfance) sont des éléments qui mettent de la distance entre ces deux personnages. Mais malgré toutes ces choses qui dégradent leur relation, ils arrivent tout de même à retrouver leur complicité d'avant en une seule scène et j'ai trouvé ça touchant et beau. 
Pour la seconde partie, je suis plus perplexe. J'ai aimé l'énorme retournement de situation qui prend totalement au dépourvu et qui est vraiment bien fait. Malheureusement, je n'ai pas compris le pourquoi. Je n'ai pas trouvé de sens qui justifie totalement cette deuxième partie et ça me frustre énormément puisque je ne sais pas si je suis juste bête ou si c'est le film qui ne va pas jusqu'au bout de cette idée. Dans tous les cas, je me retrouve avec une fin qui devait être touchante et qui ne m'a rien fait >_<. De plus, j'ai toujours ce sentiment d’inachèvement qui est présent. 

Côté réalisation, j'ai trouvé très intéressant l'usage de la couleur pour la première partie et du noir et blanc pour la seconde. Cela montre bien l'état d'esprit des personnages et ça crée un euphémisme vraiment intriguant. Le jeu d'acteur n'est pas toujours juste et j'ai trouvé que l'acteur Suda Masaki (Kawata Daiki) rend son personnage un peu trop flippant O_O. 
Concernant les personnages, je n'ai pas vraiment eu de coup de cœur. Shiraki Rengo est le cliché de l'artiste perturbé et mélancolique qui s’acharne dans son art jusqu’à la mort. Kawata Daiki est celui qui abandonne à la première difficulté et qui envie son meilleur ami qui a réussi. Sally est la parfaite petite japonaise qui se laisse porter par le flot, qui n'a jamais rien à redire, en bref c'est une loque.  

Pour conclure, Pink and Gray est un film au scénario intéressant et à la réalisation très bien pensée. Malheureusement, les personnages et la deuxième partie m'ont déçus et je reste dans l'incompréhension devant certains choix scénaristiques. 



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Trailer : #


Annyeong  ~




Have fun , Emi-chan et Mayu <3